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Cowork et Claude font maintenant mémoire commune

Next.ink · mis à jour il y a 4 j

Anthropic annonce que Cowork peut maintenant utiliser la mémoire de son chatbot. Les deux outils peuvent, par défaut, y enregistrer des informations automatiquement et les réutiliser.

Mémoire partagée entre outils

Depuis le 25 août 2026, l'entreprise Anthropic a fusionné les mémoires de son chatbot Claude et de son outil d'automatisation Cowork. Désormais, les informations échangées dans l'un de ces services sont accessibles à l'autre, permettant une continuité dans les échanges et les tâches. Par exemple, si vous discutez dans le chat de Claude d'une conférence à organiser, Cowork pourra utiliser ces informations pour rédiger un budget ou un document logistique sans que vous ayez à tout réexpliquer. Cette fonctionnalité évite de perdre du temps en répétant des détails et facilite la reprise des activités là où elles avaient été laissées. Anthropic précise que cette mémoire commune s'applique à toutes les actions et discussions passées, qu'elles soient réalisées dans le chat ou via Cowork.

Exemples concrets d'utilisation

Anthropic illustre cette innovation avec des cas pratiques. Imaginons que vous demandiez à Cowork de rédiger un compte-rendu pour votre responsable. L'outil connaît déjà l'identité de cette personne ainsi que ses préférences en matière de rédaction, grâce aux informations mémorisées dans le chat. Autre exemple : si vous organisez une conférence et discutez de l'ordre du jour dans Claude, Cowork pourra automatiquement intégrer le nombre de participants, la ville et les intervenants dans le budget et les documents logistiques. Cette synchronisation entre les deux outils repose sur une mémoire unique, partagée entre les services. Anthropic souligne que cette fonctionnalité s'inscrit dans une tendance plus large, où des entreprises comme Microsoft et OpenAI développent également des outils similaires pour capturer un maximum de données utilisateur.

Contrôle et sécurité des données

Anthropic permet aux utilisateurs de désactiver la mémorisation des données, une option activée par défaut. La mémorisation se fait désormais au fil de l'eau, c'est-à-dire en temps réel pendant la conversation, sans nécessiter de commande comme souviens-toi de ça. Cependant, par défaut, Claude ne conserve pas d'informations jugées sensibles, telles que la santé, l'origine ethnique, les convictions religieuses, les opinions politiques ou l'identité de genre. Pour inclure ces sujets dans la mémoire, l'utilisateur doit explicitement activer cette option, bien qu'Anthropic ne précise pas la granularité de ce contrôle. L'entreprise propose aussi un accès aux données enregistrées, permettant de les consulter, modifier ou supprimer. Par exemple, corriger le nom d'une entreprise dans un seul fichier mettra à jour toutes les conversations ultérieures concernées.

Ce que ça pourrait changer

Anthropic se positionne dans une course technologique où Microsoft et OpenAI développent des outils similaires pour collecter un maximum de données utilisateur. Microsoft propose depuis quelque temps sa fonction *Recall* dans Windows 11, tandis qu'OpenAI a lancé récemment *Computer History*, un système de type *keylogger* qui enregistre l'historique des frappes au clavier, des clics et autres interactions. Anthropic semble adopter une approche plus progressive, en augmentant progressivement les capacités de mémorisation pour éviter une réaction négative des utilisateurs. Contrairement à ses concurrents, Anthropic met en avant la possibilité de désactiver la mémorisation, offrant ainsi un contrôle accru aux utilisateurs. Pour l'instant, la mémoire commune ne s'étend pas à *Claude Code*, un autre outil de l'entreprise.

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