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Environnement

El Niño pourrait battre « des records » d'intensité en 2026

Reporterre · mis à jour il y a 29 j

Le phénomène climatique El Niño, actuellement en formation, devrait battre « des records » en termes d'intensité, a averti le 7 juillet Tim Stockdale, expert d'El Niño au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme ( CEPMMT ). Les modèles de prévision laissent entrevoir un événement « extrême », a-t-il précisé lors d'une conférence de presse suivie par l' AFP , précisant toutefois que «.

El Niño, c'est quoi ?

El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans l'océan Pacifique. Il se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans la partie centrale et orientale de cet océan, près des côtes de l'Amérique du Sud. Ce phénomène survient généralement tous les deux à sept ans et dure entre neuf et douze mois. Il est lié à une inversion des vents dominants, appelés alizés, qui soufflent habituellement d'est en ouest. Ces vents poussent normalement les eaux chaudes vers l'ouest du Pacifique, mais lors d'El Niño, ils faiblissent ou s'inversent, permettant aux eaux chaudes de se déplacer vers l'est. Ce phénomène a des répercussions sur les conditions météorologiques à l'échelle mondiale, notamment en provoquant des sécheresses ou des pluies intenses selon les régions.

Un phénomène en 2026

Les scientifiques prévoient qu'El Niño de 2026 pourrait atteindre une intensité record, surpassant même celui de 2015-2016, considéré jusqu'à présent comme l'un des plus puissants jamais enregistrés. Cette prévision est basée sur des modèles climatiques qui analysent les températures de l'océan Pacifique. Les données actuelles indiquent que les eaux de surface dans cette zone sont déjà plus chaudes que la normale, un signe avant-coureur d'un El Niño potentiellement intense. Les chercheurs soulignent que ce phénomène pourrait être amplifié par le réchauffement climatique d'origine humaine, bien que El Niño reste un cycle naturel. Les conséquences de cette intensité accrue pourraient être majeures pour les populations et les écosystèmes.

Conséquences mondiales

Un El Niño intense en 2026 aurait des répercussions climatiques à l'échelle planétaire. Par exemple, il pourrait entraîner des sécheresses prolongées en Australie, en Indonésie et dans certaines parties de l'Afrique, menaçant les récoltes et les ressources en eau. À l'inverse, des régions comme l'Amérique du Sud ou la côte ouest des États-Unis pourraient subir des pluies diluviennes, provoquant des inondations et des glissements de terrain. Ce phénomène perturberait également les écosystèmes marins, notamment en affectant les récifs coralliens et les populations de poissons, ce qui aurait un impact sur les pêcheurs. Les scientifiques rappellent que ces effets sont déjà observés lors des El Niño modérés, mais qu'ils seraient amplifiés en cas d'intensité record.

Rôle du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, causé par les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, pourrait aggraver l'intensité d'El Niño en 2026. En effet, les océans absorbent une grande partie de la chaleur supplémentaire due au changement climatique, ce qui modifie les conditions de surface dans le Pacifique. Les scientifiques estiment que les températures moyennes des océans ont déjà augmenté de 0,1°C par décennie depuis les années 1970, et cette tendance pourrait s'accentuer. Bien que El Niño soit un phénomène naturel, son interaction avec le réchauffement climatique pourrait rendre ses effets plus dévastateurs. Les chercheurs appellent à une meilleure compréhension de cette interaction pour anticiper les risques futurs.

Ce que ça pourrait changer

Face à la menace d'un El Niño record en 2026, les scientifiques et les gouvernements insistent sur la nécessité de se préparer à ses conséquences. Cela inclut la mise en place de systèmes d'alerte précoce pour prévenir les populations des risques d'inondations ou de sécheresses, ainsi que la gestion des ressources en eau et des stocks alimentaires. Par exemple, des pays comme l'Australie ou l'Indonésie pourraient renforcer leurs infrastructures pour résister aux sécheresses, tandis que des régions comme le Pérou ou la Californie devraient se préparer à des pluies intenses. Les organisations internationales, comme l'Organisation météorologique mondiale (OMM), jouent un rôle clé dans la coordination de ces efforts à l'échelle mondiale.

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