Trump poursuivi pour la vente d’un accès prioritaire à ses publications sur Truth Social
Deux groupes de médias américains affirment que ce dispositif est « corrompu et inconstitutionnel »..
Donald Trump, président des États-Unis, est poursuivi pour avoir vendu un accès prioritaire à ses publications sur Truth Social, le réseau social qu'il a fondé. Ce service, appelé Truth API, permet à des abonnés de recevoir ses messages quelques secondes avant le grand public. Pour en bénéficier, ces abonnés doivent payer jusqu'à 100 000 dollars américains par mois. Les plaignants, deux groupes de médias (The Intercept et la Freedom of the Press Foundation), estiment que ce dispositif est corrompu et inconstitutionnel. Ils dénoncent le fait que Trump puisse tirer un bénéfice financier en partageant des informations gouvernementales qui influencent les marchés financiers, avant qu'elles ne soient accessibles à tous. Ce système est accusé de créer une inégalité d'accès à l'information, réservée à une élite capable de payer ce tarif élevé.
Les publications de Donald Trump sur Truth Social ont souvent un impact majeur sur les marchés financiers. Ses annonces, qu'il s'agisse de décisions politiques, de tensions géopolitiques comme la guerre contre l'Iran, ou de mesures économiques comme des droits de douane, peuvent provoquer des mouvements brusques des cours boursiers. Par exemple, une déclaration sur les vaccins pour enfants ou sur une nouvelle politique commerciale peut faire monter ou chuter la valeur des actions en quelques instants. Le service Truth API permet donc à certains investisseurs d'anticiper ces réactions et de prendre des décisions financières avant que l'information ne soit publique, ce qui leur donne un avantage concurrentiel. Les plaignants soulignent que cette pratique fausse le principe d'équité sur les marchés.
La société Trump Media & Technology Group, qui gère Truth Social, a rejeté les accusations portées contre elle. Elle affirme que le service Truth API est un produit légitime et qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir concernant son utilisation. Cette réponse intervient après la plainte déposée à New York par The Intercept et la Freedom of the Press Foundation, qui dénoncent un système corrompu et contraire à la Constitution américaine. Le groupe de Trump n'a pas détaillé les arguments juridiques ou techniques qu'il compte utiliser pour se défendre, mais il maintient que ce dispositif est conforme aux règles en vigueur. Cette affaire s'ajoute à une série de controverses entourant les activités financières et médiatiques de l'ancien président américain.
Cette poursuite intervient dans un contexte où Donald Trump, président des États-Unis en 2026, est déjà sous le feu des critiques pour ses méthodes de communication et ses activités financières. Le service *Truth API* a été dévoilé à la mi-juillet 2026, soit quelques semaines avant le dépôt de la plainte. Les plaignants, qui défendent la liberté de la presse et l'équité des marchés, estiment que ce système viole les principes démocratiques en permettant à une minorité de profiter d'informations privilégiées. L'affaire est portée devant les tribunaux de New York, un État connu pour son rôle central dans les litiges financiers et médiatiques aux États-Unis. Les observateurs s'attendent à un débat juridique prolongé sur la légalité de ce type de service.

