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Cette puce redonne la vue à des patients atteints d’une grave pathologie : tout juste approuvée par l’Europe, elle sera bientôt commercialisée

Presse-Citron · mis à jour il y a 1 j

Elle mesure à peine 2 millimètres de côté et se glisse facilement sous la rétine : la puce PRIMA, développée pour restaurer la vision des patients atteints de DMLA, vient d'obtenir le feu vert des autorités sanitaires européennes. Une lueur d’espoir pour de nombreux patients, dont le seul horizon était de voir son évolution freinée..

DMLA : un fléau visuel

La DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge) est la première cause de déficience visuelle sévère chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés. Elle se manifeste par la destruction progressive des photorécepteurs situés au centre de la rétine, une zone appelée macula. Cette pathologie, dont la forme la plus avancée est l’atrophie géographique, prive les patients de leur autonomie en les empêchant de lire, reconnaître des visages ou conduire. Plus de 5 millions de personnes en sont atteintes dans le monde. Jusqu’à présent, les traitements existants, comme le pegcetacoplan ou l’avacincaptad pegol, ne faisaient que ralentir l’évolution de la maladie sans restaurer la vision. La DMLA touche environ 1,5 million de personnes en France.

PRIMA : une innovation majeure

La société Science Corporation a développé PRIMA, une puce électronique implantable sous la rétine, conçue pour restaurer la vision centrale des patients atteints de DMLA. Ce dispositif se compose de trois éléments : un implant sous-rétinien photovoltaïque de 2 mm de côté, des lunettes équipées d’une caméra et d’un projecteur infrarouge, ainsi qu’un processeur portable. Les lunettes captent les images du champ de vision central, les convertissent en lumière infrarouge (880 nm) et les projettent sur la puce. Celle-ci transforme ces signaux lumineux en micro-impulsions électriques qui stimulent les neurones rétiniens encore fonctionnels, rétablissant ainsi la transmission visuelle vers le cerveau. Contrairement aux prothèses précédentes, PRIMA ne nécessite pas de câbles traversant l’œil, réduisant ainsi les risques d’infection.

Résultats cliniques prometteurs

Les essais cliniques de PRIMA, publiés en janvier 2026 dans la revue New England Journal of Medicine, ont été menés sur 38 patients dans 17 centres répartis dans cinq pays européens. Les résultats sont significatifs : après douze mois, 81 % des patients ont montré une amélioration cliniquement satisfaisante de leur acuité visuelle, mesurée à l’aide de tableaux optométriques où les lettres deviennent de plus en plus petites. Plus impressionnant encore, 84 % des patients ont retrouvé la capacité de lire des mots, alors qu’ils en étaient incapables avant l’intervention. La vision périphérique, quant à elle, est restée intacte. Ces données ont permis à PRIMA d’obtenir rapidement le marquage CE, un processus qui prend en moyenne entre 18 et 36 mois pour les dispositifs médicaux implantables à haut risque.

Approbation européenne et commercialisation

En juillet 2026, PRIMA a obtenu le marquage CE, une certification européenne qui autorise sa commercialisation dans 30 pays du continent dès les mois suivants. Ce délai de treize mois entre la demande et l’obtention du marquage est remarquable, notamment grâce à la solidité des données cliniques. La première implantation est prévue en Allemagne dans les semaines à venir. Aux États-Unis, la puce a reçu le statut de « Breakthrough Device » de la part de la FDA (Food and Drug Administration), une reconnaissance rare pour les technologies à fort potentiel thérapeutique. En France, où environ 1,5 million de personnes sont concernées par la DMLA, les demandes de remboursement sont en cours.

Ce que ça pourrait changer

La commercialisation de PRIMA représente une avancée majeure contre la DMLA, une maladie jusqu’ici incurable qui prive les patients de leur autonomie. La puce pourrait être disponible en France dans les mois à venir, sous réserve des décisions de remboursement par la Sécurité sociale. L’article souligne l’importance d’un accès rapide à cette innovation, en évitant des délais administratifs trop longs. PRIMA marque ainsi une étape importante dans le traitement des maladies dégénératives de la rétine, offrant un espoir concret aux millions de personnes touchées par la DMLA dans le monde.

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