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Cette puce redonne la vue à des patients atteints d’une grave pathologie : tout juste approuvée par l’Europe, elle sera bientôt commercialisée

Source unique·il y a 1 j

L’approbation récente par l’Europe d’une puce rétinienne conçue pour restaurer la vision des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) marque une rupture dans le traitement des pathologies oculaires dégénératives. Alors que les solutions existantes se limitaient à freiner l’évolution de la maladie, cette innovation technologique, développée par Science Corporation, offre une perspective de récupération fonctionnelle, soulevant des questions sur son accessibilité et son impact sur les systèmes de santé européens.

En quoi la puce PRIMA diffère-t-elle des traitements actuels contre la DMLA ?

Contrairement aux traitements homologués jusqu’à présent, qui ne font que ralentir la progression des lésions rétiniennes, la puce PRIMA restaure activement la vision centrale en stimulant les neurones rétiniens survivants. Elle agit comme un relais photovoltaïque implanté sous la rétine, convertissant les signaux lumineux captés par des lunettes en micro-impulsions électriques transmises au cerveau, sans nécessiter de connexion filaire traversant l’œil.

Quels sont les résultats concrets obtenus lors des essais cliniques de PRIMA ?

Les essais menés sur 38 patients dans 17 centres européens ont révélé que 81 % des participants ont amélioré leur acuité visuelle après douze mois, et 84 % ont retrouvé la capacité de lire, alors qu’ils en étaient incapables avant l’intervention. Ces résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine, confirment l’efficacité du dispositif à restaurer des fonctions visuelles essentielles.

Pourquoi la certification européenne de PRIMA a-t-elle été obtenue en un temps record ?

La rapidité de la certification (13 mois entre la demande en juin 2025 et l’obtention du marquage CE en juillet 2026) s’explique par la solidité des données cliniques fournies par Science Corporation. Les résultats des essais, jugés concluants, ont convaincu l’organisme certificateur DEKRA, réduisant ainsi les délais habituels de 18 à 36 mois pour ce type de dispositif médical à haut risque.

Quels sont les obstacles potentiels à l’accès des patients à cette technologie ?

Bien que PRIMA soit déjà prévue pour une commercialisation dans 30 pays européens, son accessibilité dépendra des décisions nationales en matière de remboursement. L’article souligne le risque que certains systèmes de santé, comme celui de la France, tardent à intégrer cette innovation sous prétexte de procédures administratives, privant ainsi des patients d’une avancée thérapeutique majeure.

Ce que ça pourrait changer

Cette innovation pourrait transformer la prise en charge de la DMLA, une pathologie touchant plus de cinq millions de personnes dans le monde, en offrant une solution curative là où les traitements actuels se limitaient à une approche palliative. Elle interroge cependant les systèmes de santé sur leur capacité à adopter rapidement des technologies disruptives, sous peine de creuser des inégalités d’accès entre pays ou entre patients au sein d’un même pays. À plus long terme, cette avancée pourrait aussi inspirer des solutions similaires pour d’autres maladies dégénératives de la rétine.

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