NapseflowNapseflow
Tech

Ce signal a traversé 10 milliards d’années-lumière, et on a retrouvé son origine

Numerama · mis à jour il y a 4 j

Un sursaut radio rapide extrêmement lointain a pu être étudié en détail à l'aide de plusieurs télescopes. Grâce à l'observatoire spatial James Webb, les scientifiques ont pu remonter à sa source, une petite galaxie observée telle qu'elle était trois milliards d'années seulement après le Big Bang.

Signal cosmique détecté

Des astronomes ont capté un signal radio extrêmement puissant et bref, appelé sursaut radio rapide (ou FRB pour Fast Radio Burst en anglais). Ce type de signal est l’un des phénomènes les plus énergétiques de l’univers, mais aussi l’un des plus mystérieux. Il traverse l’espace en quelques millisecondes seulement, libérant autant d’énergie que le Soleil en plusieurs jours. Celui-ci a voyagé pendant environ 10 milliards d’années-lumière avant d’être détecté par des radiotélescopes sur Terre. Un année-lumière est une unité de distance qui correspond à la distance parcourue par la lumière en un an, soit environ 9 461 milliards de kilomètres. Ce signal est donc parti de si loin que son origine remonte à une époque où l’univers n’avait que quelques milliards d’années, bien avant la formation de notre système solaire.

Origine identifiée

Grâce à des observations complémentaires avec des télescopes optiques et des radiotélescopes, les chercheurs ont réussi à localiser la source de ce sursaut radio rapide. Elle se situe dans une galaxie lointaine, à une distance estimée à 10 milliards d’années-lumière de la Terre. Cette galaxie est une structure géante composée de milliards d’étoiles, de gaz et de poussière, comme la Voie lactée où se trouve notre système solaire. Les scientifiques pensent que ce signal pourrait provenir d’un événement cataclysmique, comme la fusion de deux étoiles à neutrons, des astres ultra-denses issus de l’explosion d’étoiles massives. Ces fusions libèrent une quantité colossale d’énergie sous forme d’ondes radio, ce qui expliquerait la détection du FRB.

Technologie utilisée

La détection de ce sursaut radio rapide a été rendue possible grâce à des instruments de pointe comme le radiotélescope CHIME (Canadian Hydrogen Intensity Mapping Experiment), situé au Canada. CHIME est un réseau de quatre antennes semi-cylindriques qui balayent le ciel en permanence pour repérer les signaux radio éphémères. Une fois le signal détecté, les astronomes ont utilisé d’autres télescopes, comme le Very Large Array (VLA) aux États-Unis, pour affiner la localisation de sa source. Ces instruments permettent de mesurer avec précision la position des objets célestes dans le ciel. Leur combinaison a permis de confirmer que le signal provenait bien d’une galaxie lointaine, et non d’un phénomène local ou d’une interférence terrestre.

Enjeux scientifiques

La découverte de l’origine d’un sursaut radio rapide est une avancée majeure pour l’astronomie. Ces signaux sont si rares et si difficiles à observer que seuls quelques dizaines ont été identifiés à ce jour. Leur étude pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre les phénomènes extrêmes de l’univers, comme les trous noirs, les étoiles à neutrons ou les sursauts gamma. De plus, ces signaux pourraient servir de phares cosmiques pour sonder la matière intergalactique, cette matière diffuse qui remplit l’espace entre les galaxies. En analysant comment le signal a été déformé lors de son voyage, les chercheurs pourraient en apprendre davantage sur la composition et la structure de l’univers à grande échelle.

Ce que ça pourrait changer

Les astronomes prévoient de multiplier les observations de *sursauts radio rapides* pour identifier d’autres sources et comprendre leur mécanisme de formation. Des projets comme le *Square Kilometre Array* (SKA), un radiotélescope géant en construction en Afrique du Sud et en Australie, pourraient révolutionner ce domaine. Le SKA, dont la mise en service est prévue pour les années 2030, sera capable de détecter des milliers de *FRB* par an, offrant une vue bien plus précise sur ces phénomènes. Par ailleurs, des collaborations internationales, comme celle entre le Canada, les États-Unis et l’Europe, sont essentielles pour partager les données et les technologies. Ces efforts permettront peut-être un jour de percer le mystère de ces signaux, qui restent l’un des grands défis de l’astrophysique moderne.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.