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Les chefs à Tout le monde en parle : entre ingérence étrangère et fous rires

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

Les cinq chefs étaient sur le plateau de Guy A. Lepage pour un dernier tour de piste télévisuel avant le vote..

Débat politique à TLMEP

L'émission Tout le monde en parle, animée par Guy A. Lepage, a reçu les cinq chefs des principaux partis politiques du Québec le 27 septembre 2026, soit une semaine avant le scrutin du 5 octobre. Cet événement marquait le dernier passage télévisuel des candidats avant le vote. L'animateur a dû aborder la question des menaces d'ingérences étrangères, un sujet qui pesait sur la campagne électorale. Malgré cette tension, le format de l'émission a permis des échanges légers et des fous rires, notamment lors d'un quiz en fin d'émission. Les chefs présents étaient Christine Fréchette (Coalition Avenir Québec - CAQ), Paul St-Pierre Plamondon (Parti québécois - PQ), Ruba Ghazal (Québec solidaire - QS), Charles Milliard (Parti libéral du Québec - PLQ) et Éric Duhaime (Parti conservateur du Québec).

Ingérences étrangères en débat

Le sujet des ingérences étrangères a dominé une partie de l'émission, notamment en raison d'une controverse impliquant Christine Fréchette (CAQ). Un article du Journal de Montréal publié le 24 septembre 2026 révélait qu'un groupe de réflexion américain, la Defense Analyses and Research Corporation, aurait appelé les États-Unis à soutenir financièrement le Parti québécois (PQ) et à favoriser le mouvement souverainiste au Québec, dans le but d'affaiblir le Canada. Fréchette a reconnu l'existence de manœuvres pour déstabiliser le Québec, bien qu'elle ait nuancé ses craintes. Elle a également été critiquée pour avoir contacté des journalistes dès le 12 septembre 2026, soit une semaine avant d'alerter le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), l'agence chargée de protéger le Canada contre les menaces extérieures. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a rejeté ces allégations, affirmant n'avoir aucun lien avec ce groupe américain.

Réactions des chefs politiques

Parmi les cinq chefs, Ruba Ghazal (QS) a exprimé un scepticisme partagé par de nombreux Québécois : selon elle, beaucoup de gens instruits, y compris des universitaires, ne comprenaient pas l'ampleur de ces allégations d'ingérences étrangères. Elle a souligné que le choix des Québécois devait primer sur toute influence étrangère. Les autres chefs ont également réagi à cette polémique. Charles Milliard (PLQ) a évité de s'engager directement sur le sujet, tandis qu'Éric Duhaime (Parti conservateur) a critiqué la multiplication des débats télévisés, estimant que deux débats consécutifs (ceux de TVA et Noovo) étaient trop nombreux. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a dénoncé une tentative de discréditer son parti, tout en réaffirmant que la souveraineté du Québec devait être décidée par les citoyens, et non par des acteurs étrangers.

Quiz et moments légers

Après avoir abordé les sujets sérieux, l'émission a basculé dans un format plus décontracté avec un quiz intitulé Pour ou contre. Les chefs ont dû se positionner rapidement sur des questions variées, comme l'indépendance du Québec, le nombre de débats télévisés ou leur préférence musicale. Christine Fréchette (CAQ) a surpris en se déclarant contre l'indépendance du Québec, une position qu'elle avait évitée jusqu'alors. Charles Milliard (PLQ) a plaisanté sur le groupe de rock Angine de Poitrine, devenu très populaire au Québec, en déclarant qu'il était impossible de s'opposer à ce phénomène culturel. Les échanges ont révélé un consensus sur la fatigue des débats : trois débats en 39 jours de campagne étaient jugés excessifs par plusieurs chefs, dont Paul St-Pierre Plamondon (PQ) et Éric Duhaime (Parti conservateur).

Ce que ça pourrait changer

Cet épisode de *Tout le monde en parle* s'inscrivait dans la dernière ligne droite de la campagne électorale québécoise de 2026. Avec seulement huit jours avant le vote du 5 octobre, les chefs politiques cherchaient à marquer les esprits tout en évitant les polémiques. L'émission a illustré la tension entre les enjeux sérieux, comme les menaces d'ingérences étrangères, et la nécessité de maintenir un ton léger pour capter l'attention du public. Les réactions des chefs ont montré des divergences sur la gestion de ces sujets, mais aussi une volonté commune de rassurer les électeurs sur la légitimité du processus démocratique. Les images et citations de l'émission ont également mis en lumière les personnalités des candidats, avec des moments humoristiques qui ont humanisé une campagne souvent perçue comme tendue.

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