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Arsène Wenger et le secrétaire général de la FIFA se dissocient du projet d’Infantino

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 6 h

Wenger et Mattias Grafström, numéro 2 de la FIFA, sont de proches conseillers de Gianni Infantino..

Projet controversé de la FIFA

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait proposé un projet visant à créer une société extérieure pour gérer les activités commerciales de la fédération et l'organisation des tournois comme la Coupe du monde. Cette société aurait pu accueillir des investisseurs privés, ce qui aurait pu modifier la gouvernance traditionnelle du football mondial. Le projet a été présenté de manière soudaine le 29 juillet 2026 et a suscité une vive opposition dès sa révélation par la presse. Il a finalement été abandonné dans la nuit du 1er au 2 août 2026, face à la pression des acteurs du football, dont l'Union des associations européennes de football (UEFA), qui regroupe les fédérations nationales européennes.

Réactions d'Arsène Wenger

Arsène Wenger, actuel directeur du développement du soccer mondial à la FIFA depuis 2019, a qualifié le retrait du projet d'absolument nécessaire. Il a exprimé sa conviction en une FIFA indépendante, qui fonctionne avec transparence et intégrité, servant avant tout le football. Wenger a précisé qu'il n'avait pas été impliqué dans ce projet et qu'il en avait eu connaissance par la presse. Ancien entraîneur emblématique d'Arsenal, il occupe également un rôle de conseiller technique à l'International Football Association Board (IFAB), l'organisme qui établit les règles du football mondial. Ses déclarations reflètent une volonté de préserver l'intégrité de la FIFA face aux initiatives perçues comme risquant de compromettre son indépendance.

Position de Mattias Grafström

Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, a adressé un courriel interne aux employés de l'organisation pour exprimer son regret face à une série d'événements qu'il qualifie de tristes et condamnables. Il a souligné que l'abandon du projet, surnommé FFE (pour FIFA Football Enterprise), marquait une conclusion heureusement définitive à cette période de turbulences. Grafström a rassuré les employés en affirmant qu'ils seraient protégés des tensions politiques actuelles et que leur mission au sein de la FIFA resterait prioritaire. Il a insisté sur la nécessité de maintenir un professionnalisme et un sang-froid malgré les instabilités passagères, rappelant que l'institution et ses responsabilités envers le football devaient primer.

Opposition interne à la FIFA

Plusieurs voix au sein de la FIFA se sont élevées contre le projet d'Infantino. Kevin Lamour, directeur des opérations et troisième responsable de l'organisation, a dénoncé un projet qu'il a qualifié de projet d'une seule personne, critiquant un sentiment de mépris et d'intimidation envers les employés. Lamour a souligné que le personnel méritait mieux que cette approche. Carlos Cordeiro, conseiller principal d'Infantino, a également démissionné le 1er août 2026 pour s'opposer catégoriquement au projet. Ces réactions internes illustrent une division au sein de la FIFA, où certains estiment que le projet risquait de saper la confiance des employés et la crédibilité de l'institution.

Ce que ça pourrait changer

Le projet d'Infantino a entraîné une perte de soutien politique pour le président sortant. Quatre fédérations européennes, celles de la Finlande, du pays de Galles, de la Serbie et de la Suède, ont retiré leur appui à Gianni Infantino, qui brigue un nouveau mandat à la tête de la FIFA lors d'un scrutin prévu en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Cette opposition s'ajoute aux critiques de l'UEFA, qui avait déjà exprimé ses réserves face au projet. Ces développements politiques pourraient affaiblir la position d'Infantino pour sa réélection, alors qu'il était jusqu'alors le seul candidat déclaré à ce poste.

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