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Généraliste

Le Hamas troublé par une mise au point du « Conseil de Paix » sur son désarmement

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 53 min

Le Conseil de paix a assuré qu'Israël ne se retirerait pas de Gaza avant le désarmement « complet » du Hamas..

Accord Hamas-Israël

Un accord a été annoncé le vendredi 1er août 2026 entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et les médiateurs du plan de paix américain pour la bande de Gaza. Selon ce texte, le Hamas s'engage à remettre ses armes dans le cadre d'un retrait progressif des Forces de défense israéliennes (IDF, l'armée d'Israël). L'accord prévoit également la fin des opérations militaires des deux parties. Cependant, la version publiée de cet accord précise que le retrait israélien ne débutera qu'une fois le désarmement du Hamas vérifié et complet, et non pas en parallèle comme le Hamas l'avait initialement compris. La bande de Gaza est un territoire palestinien sous blocus israélien depuis 2007, où Israël occupe plus de 60 % du territoire selon les estimations.

Réaction israélienne

L'État d'Israël a réagi vivement à la publication de l'accord, exprimant son inquiétude quant à la sécurité. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a rencontré des représentants du Conseil de Paix de l'administration Trump le lundi 3 août 2026 pour discuter de la mise en œuvre du plan. À l'issue de cette réunion, le Conseil a publié une mise au point sur le réseau social X (ex-Twitter) : le retrait des IDF au-delà de la ligne jaune (une frontière interne à Gaza) n'interviendra qu'une fois le désarmement du Hamas totalement achevé. Cette ligne jaune correspond à la deuxième phase du plan de paix en 20 points proposé par Donald Trump en octobre 2025. Israël refuse donc tout retrait partiel ou anticipé, craignant une reprise des hostilités.

Réactions du Hamas

Le Hamas s'est dit mal à l'aise avec cette clarification du Conseil de Paix, selon un responsable du mouvement cité sous anonymat. Le groupe islamiste palestinien souligne que l'annonce se concentre uniquement sur la question des armes et ignore les obligations d'Israël, notamment en matière humanitaire. Il reproche à Israël de ne pas avoir mis fin à ses opérations militaires, comme les bombardements, les tirs, les assassinats et les incursions dans la bande de Gaza. Un autre responsable du Hamas a demandé une réponse officielle de Nikolaï Mladenov, haut représentant du Conseil pour Gaza, concernant l'escalade militaire israélienne et le retard dans la mise en œuvre de l'accord. Mladenov avait pourtant déclaré le vendredi 1er août que le retrait israélien devait aller de pair avec le désarmement du Hamas.

Violations et tensions

Les tensions se sont encore aggravées ces derniers jours avec des frappes israéliennes meurtrières sur Gaza. Entre le 1er et le 3 août 2026, Israël a mené des raids aériens et terrestres qui ont fait au moins 13 morts, selon les autorités locales. Israël affirme avoir tué deux combattants du Hamas lors d'une opération le mardi 3 août. Ces frappes ont été condamnées par plusieurs pays médiateurs dans le conflit, comme le Qatar, l'Égypte et la Turquie, qui les qualifient de violations du droit international. Le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed Al Ansari, a accusé Israël de tenter de saboter le plan de paix en intensifiant ses attaques, afin de bloquer les solutions pacifiques au conflit.

Ce que ça pourrait changer

Le **Conseil de Paix** de l'administration Trump joue un rôle central dans ce processus, en tant que médiateur principal entre Israël et le Hamas. Ce conseil, dirigé par des représentants américains, cherche à imposer un cadre pour mettre fin à la guerre à Gaza, qui dure depuis plusieurs années. Les pays arabes comme le Qatar, l'Égypte et la Turquie agissent également comme médiateurs, mais leur influence semble limitée face à la fermeté israélienne. Le diplomate **Nikolaï Mladenov**, représentant spécial du Conseil pour Gaza, est chargé de superviser la mise en œuvre de l'accord et de garantir le respect des engagements des deux parties. Son rôle est crucial pour éviter une escalade et relancer les négociations.

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