Langue populaire, langue savante : des différences à reconsidérer pour mieux lutter contre les inégalités scolaires
L’ESSENTIEL La langue populaire n’est pas une version sommaire de la langue savante. Tout aussi complexe, elle introduit un autre rapport à la parole. C’est ce que montrent les travaux d’anthropologues sur l’oralité et l’écriture. Le comprendre ne permettrait-il pas de mieux accueillir les élèves d…
Résumé
Langue et inégalités scolaires
Depuis les travaux de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron dans les années 1960, on sait que l’école transforme les inégalités sociales en inégalités scolaires.
Malgré des décennies de politiques de démocratisation, la pauvreté reste un facteur prédictif de l’échec scolaire.
Les classes moyennes et supérieures, familières d’une langue proche de la langue savante (celle des savoirs scolaires), bénéficient d’un avantage culturel.
À l’inverse, les milieux populaires, éloignés de cet univers, sont souvent pénalisés.
Cette différence ne relève pas d’une simple question de niveau, mais d’un rapport distinct à la langue, lié à des pratiques sociales et culturelles.
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