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Un an après la mort de Nooran, qui prend soin de ceux qui restent?

Iman Sta-Ali et Amira Bensahli, La première est doctorante en psychologie clinique à l’Université Laval ; la seconde est co-coordonnatrice et organisatrice communautaire. Elles prennent la parole au nom du Centre Binetna, avec l’appui de près de 80 psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et intervenants psychosociaux.*· 18 septembre 2026

Soigner sans nommer les conditions sociales qui produisent la souffrance revient à en assurer la continuité.

Résumé

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Contexte tragique

Le 12 septembre 2025, Nooran Rezayi, un adolescent de 15 ans, a été abattu par le Service de police de l’agglomération de Longueuil, au Québec.

Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large de violences policières et institutionnelles ciblant des communautés marginalisées.

Un an après sa mort, les auteurs soulignent que cette tragédie ne peut être isolée des structures de racisme et d’oppression systémiques qui traversent les institutions publiques.

Ils rappellent que des pratiques comme le prélèvement et la conservation de mèches de cheveux de personnes noires et arabes par des policiers, révélées en février 2026, rappellent des violences coloniales historiques où les corps des peuples colonisés étaient exposés ou collectionnés sans consentement.

Ces exemples illustrent une continuité dans la déshumanisation des minorités par les forces de l’ordre.

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