Cinéastes-chercheurs à l’Université : combien d’articles vaut un film ?
Alors que l’Université française ouvre des masters professionnalisants et dit reconnaître la recherche-création, ses comités de sélection continuent de tenir l’article pour seule preuve de recherche. Aux théoriciens les postes, aux praticiens les ateliers et la précarité des vacations : une asymétr…
Résumé
Recherche-création et universités
L’article aborde une contradiction persistante dans les universités françaises spécialisées en études cinématographiques.
Bien que ces établissements reconnaissent officiellement la recherche-création – une approche où la création artistique (comme le cinéma) est considérée comme un travail de recherche à part entière – les comités de sélection continuent d’évaluer les candidats principalement sur leur nombre de publications académiques.
Cette asymétrie favorise les théoriciens (historiens, philosophes ou sociologues du cinéma) au détriment des praticiens (réalisateurs, cinéastes-chercheurs).
Les premiers obtiennent des postes stables, tandis que les seconds se voient relégués à des missions précaires comme des vacations ou des ateliers.
Les auteurs soulignent que cette situation ignore la valeur intellectuelle et scientifique des œuvres filmiques, qui peuvent tout autant contribuer à la recherche que les articles traditionnels.
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