Le Commissaire au lobbyisme du Québec met fin au « bar ouvert » post-électoral

Entre l'élection et l'assermentation du nouveau gouvernement, il était possible de l'influencer en secret.
Résumé
Un vide juridique exploité
Entre l'élection d'un gouvernement et son assermentation au Québec, une période de deux semaines environ était surnommée le « bar ouvert » par les lobbyistes.
Pendant cette durée, ces derniers pouvaient approcher des élus fraîchement désignés ou un premier ministre élu sans avoir l'obligation de déclarer ces échanges.
Le Commissaire au lobbyisme du Québec a révélé que cette situation profitait d'un vide juridique : les candidats élus n'étaient pas encore officiellement considérés comme des « titulaires de charge publique » (personnes occupant un poste public comme député ou premier ministre) tant que l'assermentation n'avait pas eu lieu.
Ainsi, les règles strictes encadrant le lobbyisme ne s'appliquaient pas.
Par exemple, lors du dernier scrutin, il s'écoulait environ deux semaines entre l'élection et l'assermentation du premier ministre, et une semaine supplémentaire pour que l'Assemblée nationale reçoive les noms des élus.
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