« Après des millénaires de stockage, un tiers de l’Arctique devient désormais une source de carbone ».
L'Arctique, autrefois un puits de carbone, devient une source majeure de dioxyde de carbone. Une étude révèle que plus d'un tiers de cette région libère désormais plus de CO₂ qu'elle n'en absorbe, un changement inquiétant accentué par le réchauffement climatique et les incendies.
Résumé
Arctique : un basculement climatique
L’Arctique, une région polaire couvrant le nord du Canada, de l’Alaska, de la Scandinavie et de la Russie, est en train de changer radicalement son rôle dans le climat mondial.
Historiquement, cette zone agissait comme un puits de carbone, c’est-à-dire qu’elle absorbait davantage de dioxyde de carbone (CO₂) qu’elle n’en rejetait, grâce à ses écosystèmes comme la toundra et les forêts boréales.
Cependant, une étude publiée en 2025 révèle qu’un tiers de l’Arctique, soit environ 34 % de sa superficie, est désormais une source de carbone : il libère plus de CO₂ qu’il n’en absorbe.
Ce phénomène est principalement dû à la fonte du permafrost (ou pergélisol), un sol gelé en permanence depuis des millénaires, qui stocke près de la moitié du carbone organique des sols mondiaux.
Avec le réchauffement climatique, ce carbone est libéré dans l’atmosphère, accélérant ainsi le réchauffement.
Les chercheurs du Woodwell Climate Research Center et de l’Université du Texas à El Paso ont analysé 200 sites entre 1990 et 2020 pour arriver à cette conclusion.
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