Un questionnaire de l’éducation nationale sur les violences sexuelles : un outil de repérage, mais peut-il vraiment entendre les enfants ?
L’ESSENTIEL En novembre, un questionnaire sur les violences sexuelles sera adressé aux élèves de la maternelle à la terminale. Conçu par le ministère de l’éducation comme un outil de repérage, peut-il libérer la parole des victimes ? Le problème se situe souvent au niveau de la réception de cette p…
Résumé
Nouveau questionnaire scolaire
En novembre 2026, le ministère de l’Éducation nationale français prévoit de soumettre un questionnaire anonyme ou nominatif à tous les élèves, de la maternelle à la terminale.
Ce questionnaire vise à repérer les cas de violences sexuelles subies par les enfants.
L’objectif affiché est de libérer la parole des victimes et d’améliorer leur prise en charge.
Cependant, sa mise en œuvre soulève des questions sur son efficacité réelle.
Le ministère présente cet outil comme une avancée majeure, mais des experts et des associations, comme la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), soulignent que recueillir une parole ne suffit pas : encore faut-il qu’elle soit entendue et prise au sérieux par les institutions.
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