L’intolérance au lactose est en réalité la norme chez l’humain, mais le racisme, le gouvernement des États-Unis et les intérêts commerciaux en ont fait un trouble
L’ESSENTIEL Chaque organisme assimile le lait différemment et ne pas le digérer est la situation la plus couramment rencontrée à l’échelle mondiale. La consommation du lait est pourtant promue auprès de populations majoritairement intolérantes au lactose, en Asie par exemple. L’« impérialisme alime…
Résumé
Norme vs pathologie
L’intolérance au lactose est souvent perçue comme une anomalie ou une maladie, alors qu’elle représente en réalité la situation la plus courante à l’échelle mondiale.
Environ deux tiers de la population humaine sont concernés, avec des variations selon les régions.
Cette condition se manifeste par des symptômes comme des ballonnements, des nausées ou de la diarrhée après la consommation de produits laitiers.
Pourtant, ce n’est qu’à partir des années 1960 que les scientifiques ont commencé à étudier sérieusement ce phénomène.
Avant cette période, l’intolérance au lactose était considérée comme un état physiologique normal, commun à tous les mammifères adultes, à l’exception de certaines populations humaines.
Par exemple, les personnes originaires d’Europe du Nord possèdent une mutation génétique qui leur permet de digérer le lactose toute leur vie, ce qui les rend minoritaires à l’échelle mondiale.
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