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Permettre aux voix citoyennes de s’exprimer offre un antidote à la centralisation

Gaétan Lelièvre, Rémy Trudel, Yvon Leclerc, Normand Chouinard et Jean-Sébastien Barriault, Les auteurs sont respectivement ex-député de Gaspé et ministre délégué aux Régions (2012-2014) et conseiller en développement régional ; professeur à l’ÉNAP et ex-ministre des Affaires municipales, des Régions, de la Santé ; président et fondateur de l’Association des CLD du Québec (1998-2003) ; premier vice-président aux investissements au Fonds de Solidarité FTQ (2011-2018) ; conseiller politique, maire des Méchins (2010-2013).· 11 septembre 2026

L’État ne peut tout décider et traiter les grandes villes et les régions comme des ânes bâtés.

Résumé

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Centralisation de l'État

Depuis plusieurs décennies, le Québec a connu une centralisation accrue des missions de l'État, notamment en éducation, santé, environnement, transport et développement régional.

Par exemple, les Conseils régionaux de la Santé et des services sociaux ont été supprimés, les commissions scolaires remplacées par des centres de services scolaires nommés par le gouvernement, et les centres locaux de développement (CLD) ainsi que les Conférences régionales des élus (CRÉ) ont été dissous en 2015.

Cette centralisation, qualifiée de paternaliste et liberticide, a pour effet de réduire la capacité d'action des régions en imposant des solutions uniformes, souvent inadaptées à leurs réalités locales.

Les auteurs soulignent que cette approche alourdit la prise de décision et ignore les besoins spécifiques des territoires.

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