Quand le régime de Mussolini faisait espionner un opposant par son propre frère
Attilio De Feo (1894-1982), peintre et photographe italien, antifasciste exilé en France. L’ESSENTIEL En accueillant son frère et son neveu chez lui, Attilio De Feo, antifasciste exilé à Paris, ignorait qu’il abritait deux mouchards à la solde de la police politique fasciste. De Feo n’a cessé de dé…
Résumé
Un opposant trahi
Attilio De Feo, artiste peintre et photographe italien né en 1894, devient un opposant actif au régime fasciste de Benito Mussolini dès son exil à Paris en juillet 1932.
Il milite contre le nationalisme et l'impérialisme colonial italien en envoyant des lettres et journaux hostiles à ses proches restés en Italie.
En juin 1933, son nom est inscrit au Casellario Politico Centrale (CPC), une base de données créée par la police politique fasciste pour surveiller les opposants à l'étranger.
Ce fichier centralise sa correspondance interceptée, les rapports d'espions et documente ses activités militantes.
De Feo rejoint ensuite le mouvement Giustizia e Libertà, un groupe antifasciste fondé à Paris en 1930 par Carlo Rosselli, qui lutte contre la dictature mussolinienne.
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