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Filles ou garçons : le prestige des études n’influence pas leurs choix d’orientation de la même manière

<name>Magali Jaoul-Grammare, Chargée de Recherche CNRS en Economie, Université de Strasbourg</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/magali-jaoul-grammare-603340"/>· 21 septembre 2026

Pourquoi choisit-on une filière universitaire plutôt qu’une autre ? Est-ce avant tout une question de débouchés professionnels et d’attentes salariales ? La recherche que nous publions dans la revue Formation et emploi montre qu’un autre facteur joue un rôle central : le prestige social associé aux…

Résumé

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Prestige et orientation

Les choix d'orientation universitaire ne dépendent pas uniquement des débouchés ou des salaires, mais aussi du prestige social associé aux professions.

Une étude publiée dans la revue Formation et emploi analyse plus de 120 ans de données (1899-2022) sur les inscriptions en France dans deux filières prestigieuses : le droit et la médecine.

Les résultats révèlent une différence majeure entre les trajectoires des filles et des garçons.

Pour les garçons, ces deux filières fonctionnent comme des alternatives concurrentes : une baisse des effectifs en médecine s'accompagne souvent d'une hausse en droit, et inversement.

Le prestige agit alors comme un instrument de gestion du risque social, le droit servant de filière de repli pour préserver un statut élevé.

Chez les filles, en revanche, l'augmentation des inscriptions en médecine s'accompagne d'une progression parallèle en droit, suggérant un effet d'entraînement plutôt qu'une substitution.

Le prestige devient ici un levier d'émancipation collective, favorisant la féminisation de l'enseignement supérieur.

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