Le dessin peut-il révéler qu’un enfant est victime d’abus sexuels ? Ce que disent vraiment les recherches
L’ESSENTIEL Les dessins produits par des enfants victimes d’abus sexuels contiendraient des indices graphiques spécifiques permettant de détecter ces violences. Les études solides sur le plan méthodologique ne valident pas cette hypothèse. Dessiner a néanmoins un intérêt : il aide les enfants à rac…
Résumé
Dessins et abus sexuels
Une idée largement répandue suggère que les dessins d’enfants victimes d’abus sexuels contiendraient des indices graphiques spécifiques, comme des visages ombrés, des organes génitaux dessinés ou l’absence de mains sur les personnages.
Cette croyance repose sur l’hypothèse que l’enfant exprimerait ainsi des traumatismes impossibles à verbaliser.
Cependant, cette approche s’inscrit dans une tradition psychologique ancienne, notamment avec des figures comme Florence Goodenough dans les années 1920, qui a développé un test d’évaluation de l’intelligence via le dessin du bonhomme, ou Karen Machover après la Seconde Guerre mondiale, qui a interprété le dessin de la personne comme une projection de l’inconscient.
Ces théories ont conduit à attribuer une valeur diagnostique aux détails graphiques, suggérant que certains traits trahiraient des abus sexuels.
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