En Dordogne, des bergers sans terre rendent des services écologiques, mais cherchent leur modèle économique
L’été 2026, brûlant et sec, a rappelé tous les avantages écologiques et économiques du pastoralisme. Mais la reconnaissance financière manque, maintenant les éleveurs dans une situation fragile.
Résumé
Bergers sans terre
Christelle Regnier et Stéphane, un couple d'éleveurs ovins en Dordogne, gèrent un troupeau de 400 brebis sans posséder aucun terrain.
Leur activité repose sur le pastoralisme itinérant : leurs animaux pâturent sur 1 200 hectares de bois, anciennes vignes ou truffières, mis gratuitement à disposition par des propriétaires via une association foncière pastorale.
Ce modèle permet de nourrir les brebis toute l'année en exploitant des zones non cultivées, comme les sous-bois ou les friches, où les animaux trouvent une protéine végétale (végétation) sans nécessiter de production agricole en amont.
Contrairement à l'élevage traditionnel, cette méthode évite l'achat de fourrages ou de céréales pour l'engraissement des agneaux, réduisant ainsi les coûts et l'impact environnemental.
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