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« J’aurais pu marcher sur la Lune » : pourquoi les astronautes d’Artémis II ont tous renoncé à revoler dans l’espace

Source unique·il y a 20 j

La fin de carrière des quatre astronautes d’Artémis II, officiellement actée après leur mission lunaire d’avril 2026, soulève des questions sur les logiques de transition professionnelle au sein de la Nasa. Leur retrait des vols spatiaux actifs s’accompagne d’une réorientation vers des rôles de supervision ou de transmission, révélant une stratégie institutionnelle de capitalisation sur l’expérience acquise. Pourtant, les motivations précises de ces choix restent à éclaircir, notamment face aux spéculations sur les radiations.

Pourquoi les quatre astronautes d’Artémis II ne sont-ils plus éligibles aux vols spatiaux après leur mission ?

Leur retrait des vols actifs s’explique par leur nomination à des postes de direction ou de conseil au sein de la Nasa ou de l’Agence spatiale canadienne. Christina Koch devient ingénieure en chef adjointe par intérim, tandis que Reid Wiseman et Victor Glover obtiennent le statut d’astronaute émérite en septembre 2026. Jeremy Hansen quitte quant à lui le corps des astronautes canadiens à partir de septembre 2026 pour entamer un nouveau chapitre professionnel. Aucun d’eux n’a évoqué de limite médicale ou technique comme motif de leur retrait.

Les radiations reçues lors de la mission Artémis II ont-elles joué un rôle dans leur retrait des vols spatiaux ?

Non, selon les déclarations de Victor Glover. La dose de radiations mesurée lors d’Artémis II, bien que supérieure à celle d’Artémis I (27 à 35 mSv), reste très en dessous de la limite de 600 mSv fixée par la Nasa pour l’ensemble d’une carrière d’astronaute. Glover a affirmé publiquement qu’il aurait pu participer à une nouvelle mission lunaire, mais a choisi de transmettre son expérience à d’autres équipages. Aucune étude ne relie donc leur retrait à un risque radiologique.

Quel est le rôle précis de Christina Koch dans sa nouvelle fonction au sein de la Nasa ?

Christina Koch occupera le poste d’ingénieure en chef adjointe à partir du 1er novembre 2026, aux côtés d’Amit Kshatriya, l’ingénieur en chef de la Nasa. Elle supervisera les équipes d’ingénieurs de l’agence et participera à la préparation des missions, notamment celles liées au retour sur la Lune et à l’exploration de Mars. Ce rôle, qualifié de management astronaut, marque une transition vers des fonctions de haut niveau et exclut toute éligibilité future aux vols spatiaux.

Quelles missions futures de la Nasa pourraient bénéficier de l’expérience des astronautes d’Artémis II ?

Reid Wiseman et Victor Glover, désormais astronautes émérites, devraient transmettre leur expertise aux équipages des missions Artémis III et IV, prévues respectivement en 2027 et 2028. Artémis III restera en orbite terrestre pour tester l’amarrage avec les atterrisseurs lunaires commerciaux, tandis qu’Artémis IV vise un retour d’astronautes à la surface de la Lune. Leur rôle consistera à former les nouveaux équipages et à partager les enseignements tirés d’Artémis II.

Ce que ça pourrait changer

Ce tournant dans la carrière des astronautes d’Artémis II pourrait illustrer une tendance plus large au sein de la Nasa : l’institutionnalisation progressive des rôles de transmission et de supervision pour les vétérans, au détriment des vols spatiaux actifs. Cette stratégie pourrait renforcer la continuité des missions lunaires, mais aussi souligner les limites d’une carrière d’astronaute, où l’expérience accumulée devient un capital à valoriser hors du cockpit. La question de la gestion des carrières spatiales, entre risque physique et reconversion, se pose ainsi avec acuité.

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