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« J’aurais pu marcher sur la Lune » : pourquoi les astronautes d’Artémis II ont tous renoncé à revoler dans l’espace

Numerama · mis à jour il y a 20 j

Christina Koch, astronaute d'Artémis II, n'est plus éligible aux vols spatiaux et prend d'autres fonctions au sein de la Nasa. C'est donc tout l'équipage de la mission lunaire d'avril 2026 qui renonce à voler dans l'espace.

Fin de carrière des astronautes

Les quatre membres de la mission Artémis II, lancée en avril 2026 pour survoler la Lune, ont officiellement mis fin à leur carrière de vol spatial. Christina Koch, Reid Wiseman, Victor Glover et Jeremy Hansen ne sont désormais plus éligibles pour de futures missions. Christina Koch a été promue ingénieure en chef adjointe par intérim de la Nasa à partir du 1er novembre 2026, un poste qui la place dans la catégorie des astronautes managers, lui interdisant tout nouveau vol. Les trois autres ont également quitté la rotation des vols actifs pour des rôles de conseil ou de transmission d’expérience. Cette transition marque la fin de leur statut d’astronautes actifs, bien que leur expertise reste valorisée dans d’autres fonctions au sein de l’agence spatiale ou de ses partenaires.

Nouveaux rôles clés

Christina Koch, première femme à survoler la Lune, devient ingénieure en chef adjointe de la Nasa, un poste de supervision technique qui implique de diriger les équipes d’ingénieurs de l’agence. Elle travaillera sous la direction d’Amit Kshatriya, ingénieur en chef de la Nasa, et participera à la préparation des missions futures, notamment celles visant un retour sur la Lune avec Artémis IV en 2028 et, à terme, une mission vers Mars. Reid Wiseman et Victor Glover, tous deux anciens chefs du bureau des astronautes, ont été nommés astronautes émérite en septembre 2026. Ce statut leur permet de continuer à conseiller la Nasa et de former les futurs équipages, tout en mettant fin à leur éligibilité pour des vols spatiaux. Jeremy Hansen, astronaute canadien, a quitté son corps d’astronautes en juillet 2026 pour entamer une nouvelle carrière, tout en restant ambassadeur du spatial.

Radiations et santé : le démenti

Une rumeur a circulé selon laquelle les astronautes d’Artémis II auraient reçu une dose excessive de radiations lors de leur mission, les rendant inaptes à voler à nouveau. Cette hypothèse a été catégoriquement démentie par Victor Glover, pilote de la mission, qui a affirmé sur le réseau social X : « Une dose [de radiations], oui. M’empêcher de voler à nouveau, non. J’aurais pu marcher sur la Lune, mais je préfère aider quelqu’un d’autre à le faire. » La Nasa impose une limite de 600 millisieverts (mSv) de radiations sur l’ensemble de la carrière d’un astronaute, une recommandation des Académies nationales des sciences américaines depuis 2021. Lors de la mission Artémis I, sans équipage, les capteurs ont mesuré une dose de 27 à 35 mSv en 25 jours, soit environ 5 % de la limite autorisée. La mission Artémis II, plus courte (10 jours), n’a pas dépassé ces seuils.

Ce que ça pourrait changer

Ces départs surviennent alors que la Nasa prépare la suite du programme Artémis. Artémis III, prévue en 2027, restera en orbite terrestre pour tester l’amarrage entre le vaisseau *Orion* et les atterrisseurs lunaires commerciaux. L’objectif final est un retour d’astronautes sur la surface lunaire avec Artémis IV, prévu en 2028. Reid Wiseman et Victor Glover, en tant qu’*astronautes émérite*, joueront un rôle clé dans la transmission de leur expérience aux nouveaux équipages. Leur expertise sera notamment précieuse pour les missions suivantes, où les sorties extravéhiculaires sur la Lune seront limitées aux interventions à haute valeur ajoutée. La Nasa insiste sur la nécessité de préparer des missions de sauvetage en cas d’accident, bien que les détails de ces plans restent flous.

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