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GÉNÉRALISTE

Cancer de la prostate : le type de gras consommé après le traitement est important

Source unique·9 sept.

Une étude récente révèle que le type de graisses consommées après un cancer de la prostate non métastatique influence significativement la mortalité des patients. Au-delà de l’impact direct sur la progression tumorale, les choix alimentaires pourraient jouer un rôle clé dans la prévention des complications cardiovasculaires et d’autres cancers, soulignant l’importance des habitudes de vie dans la prise en charge post-traitement.

Quels types de graisses sont associés à une augmentation ou une diminution de la mortalité chez les survivants d’un cancer de la prostate ?

Les graisses saturées et animales sont corrélées à une hausse de 24 % de la mortalité globale, principalement due aux maladies cardiovasculaires et à d’autres cancers. À l’inverse, les graisses mono-insaturées, souvent d’origine végétale, réduisent ce risque, tout comme le remplacement des graisses animales par des sources végétales, qui diminue la mortalité de 16 % si 10 % des calories sont substituées.

Qui sont les chercheurs principaux de cette étude et quelles institutions représentent-ils ?

L’étude est menée par le professeur David P. Labbé, chercheur au Programme de recherche sur le cancer de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, en collaboration avec la professeure Lorelei Mucci, épidémiologiste à l’École de santé publique T.H. Chan de l’Université Harvard.

Quels facteurs ont été pris en compte pour isoler l’impact des graisses sur la mortalité dans cette étude ?

Les chercheurs ont ajusté leurs analyses en fonction de l’âge, du stade et du grade de la tumeur, du traitement reçu, du tabagisme, de l’activité physique, du poids corporel et d’autres problèmes de santé préexistants, afin de mieux cerner le rôle spécifique des graisses dans la mortalité.

Pourquoi les auteurs insistent-ils sur le fait que leurs résultats ne constituent pas une recommandation de régime restrictif ?

L’étude établit des associations entre types de graisses et mortalité, sans prouver de lien de causalité direct. Elle vise à informer les patients sur des leviers d’action dans leur mode de vie, sans prescrire une élimination totale des produits animaux, mais en encourageant des substitutions partielles et équilibrées.

Ce que ça pourrait changer

Ces résultats pourraient inciter les oncologues à intégrer systématiquement des conseils nutritionnels ciblés dans le suivi des patients atteints de cancer de la prostate, notamment en privilégiant les graisses végétales et mono-insaturées. Ils soulignent aussi l’importance d’une approche globale, combinant alimentation, activité physique et arrêt du tabac, pour améliorer la survie à long terme. Enfin, cette étude renforce l’idée que la prévention secondaire, après un cancer, passe autant par des traitements médicaux que par des modifications durables des habitudes de vie.

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