Médiation de l’AMF : forte hausse des saisines en 2025, notamment sur les transferts de PEA
La médiation de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) enregistre une hausse spectaculaire de ses saisines en 2025, reflétant une tension croissante autour des transferts de PEA et des litiges financiers. Cette explosion des dossiers (+37 %) interroge sur l’efficacité des dispositifs de régulation et sur les dysfonctionnements persistants dans l’accompagnement des épargnants, alors que près de 92 % des solutions proposées trouvent un écho favorable auprès des parties prenantes.
Quels sont les chiffres clés de l’activité du médiateur de l’AMF en 2025 et au premier semestre 2026 ?
Le médiateur de l’AMF a traité 3 010 dossiers en 2025, soit une progression de 37 % par rapport à 2024, et en a clos 2 772, en hausse de 41 %. Cette dynamique s’est poursuivie au premier semestre 2026, sans que les données précises ne soient détaillées dans l’article.
Quel type de litiges domine cette hausse des saisines, et pourquoi ce sujet est-il particulièrement sensible ?
Les transferts de PEA (Plan d’Épargne en Actions) constituent un motif récurrent de conflits, révélant des tensions autour de la mobilité des actifs financiers et des dysfonctionnements dans leur gestion par les intermédiaires. Ce sujet est d’autant plus sensible qu’il touche directement à l’épargne des ménages et à leur confiance dans les institutions financières.
Quelle est la proportion de solutions proposées par le médiateur qui aboutissent à un accord entre les parties ?
En 2025, le médiateur a formulé 888 propositions de solution, dont 92 % ont été acceptées par les deux parties impliquées dans le litige, ce qui témoigne d’une médiation globalement efficace.
Ce que ça pourrait changer
Cette hausse des saisines pourrait contraindre l’AMF à renforcer ses dispositifs de prévention des litiges, notamment en clarifiant les procédures de transfert de PEA ou en améliorant la transparence des intermédiaires financiers. Elle interroge aussi sur la capacité des épargnants à s’orienter dans un paysage réglementaire de plus en plus complexe, où les conflits d’intérêts persistent malgré les mécanismes de médiation existants.

