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GÉNÉRALISTE

L’interdiction des plastiques à usage unique sera examinée par la Cour suprême

Source unique·il y a 1 h

La Cour suprême du Canada s’apprête à trancher un débat juridique et environnemental majeur : la légalité de l’interdiction fédérale des plastiques à usage unique. Alors que les tribunaux inférieurs ont validé cette mesure au nom de la lutte contre la pollution, l’enjeu dépasse désormais la simple gestion des déchets, révélant des tensions structurelles sur les pouvoirs de l’État en matière de régulation écologique. Cette affaire cristallise les rapports de force entre protection de l’environnement et liberté économique, avec des répercussions potentielles bien au-delà des frontières canadiennes.

Pourquoi le gouvernement fédéral a-t-il classé les plastiques à usage unique comme substances toxiques ?

Ottawa a justifié cette classification en soulignant que ces articles, comme les pailles ou les sacs d’épicerie, figurent parmi les déchets les plus répandus et qu’ils disposent de solutions de rechange viables. Cette qualification lui a permis d’instaurer une interdiction ciblant six catégories de plastiques, une stratégie présentée comme un levier pour réduire la pollution plastique.

Quelles sont les étapes judiciaires qui ont conduit à ce recours devant la Cour suprême ?

En 2023, la Cour fédérale avait invalidé l’interdiction, estimant que le gouvernement avait outrepassé ses pouvoirs en classant tous les plastiques manufacturés comme toxiques. En janvier, la Cour d’appel fédérale a infirmé cette décision à l’unanimité, jugeant la mesure raisonnable. L’industrie du plastique, à l’origine de la contestation initiale, a alors porté l’affaire devant la Cour suprême.

Quels plastiques sont concernés par cette interdiction et pourquoi ces choix ?

L’interdiction porte sur six catégories de plastiques à usage unique : pailles, sacs d’épicerie, bâtonnets mélangeurs, anneaux de regroupement pour canettes, couverts et contenants alimentaires à usage unique. Ces articles ont été ciblés pour leur présence massive dans les déchets et l’existence d’alternatives accessibles, comme le verre, le carton ou les matériaux compostables.

Ce que ça pourrait changer

Une validation de l’interdiction par la Cour suprême pourrait renforcer la capacité des États à réguler les polluants sans attendre des consensus internationaux, inspirant d’autres juridictions. À l’inverse, un rejet risquerait de freiner les politiques environnementales ambitieuses, tout en offrant un précédent juridique aux industries pour contester des réglementations écologiques. Le débat dépasse le plastique : il interroge la marge de manœuvre des gouvernements face aux lobbies industriels et aux enjeux climatiques.

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