Audits diligentés par le Comité national pour l'emploi et les comités départementaux pour l'emploi : fixation du cahier des charges
L’arrêté du 24 juillet 2026, pris en application du Code du travail, encadre désormais les audits menés par le Comité national pour l’emploi (CNE) et les comités départementaux pour l’emploi (CDPE). Ce texte vise à standardiser les évaluations des opérateurs du réseau pour l’emploi, en introduisant des outils communs comme un référentiel national ou des grilles d’évaluation, mais soulève des questions sur la portée réelle de cette harmonisation dans un système déjà complexe et fragmenté.
Quels sont les objectifs principaux de l’arrêté du 24 juillet 2026 ?
L’arrêté a pour but de garantir des audits homogènes, objectifs et orientés vers l’amélioration continue des opérateurs du réseau pour l’emploi, en s’appuyant sur un référentiel national d’audit, une grille d’évaluation, un modèle de rapport et un modèle de plan. Il s’agit de structurer une démarche d’évaluation cohérente à l’échelle nationale, malgré la diversité des acteurs locaux.
Qui sont les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ces audits ?
Les audits sont conduits par le Comité national pour l’emploi (CNE) et les comités départementaux pour l’emploi (CDPE), dont les missions sont désormais encadrées par cet arrêté. Ces comités agissent dans le cadre du réseau pour l’emploi, un système décentralisé qui associe acteurs publics et privés, et dont l’efficacité est précisément évaluée par ces dispositifs.
Quel texte juridique fonde la création de ces audits et quel est son lien avec le décret n° 2026-204 ?
L’arrêté s’appuie sur l’article R. 5311-3-1 du Code du travail, introduit par le décret n° 2026-204 du 24 mars 2026. Ce décret crée le cadre légal permettant aux comités pour l’emploi de réaliser des audits systématiques, tandis que l’arrêté en précise les modalités pratiques, notamment les outils méthodologiques à utiliser.
Ce que ça pourrait changer
Cette standardisation des audits pourrait renforcer la transparence et la comparabilité des performances des opérateurs du réseau pour l’emploi, mais risque aussi de complexifier leur travail en imposant des processus rigides. Elle interroge également sur l’articulation entre cette évaluation centralisée et les spécificités locales, souvent déterminantes dans les politiques d’emploi.

