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GÉOPOLITIQUE

Dans les pays riches, l’IA commence à peser sur l’emploi

Source unique·il y a 13 j

L’intelligence artificielle, longtemps présentée comme un levier de productivité, commence à peser sur l’emploi dans les économies développées. Selon une étude de Goldman Sachs publiée en août 2026, les secteurs tertiaires les plus exposés à l’automatisation voient leur croissance des offres d’emploi ralentir, voire reculer, dans des pays comme l’Allemagne, les États-Unis ou l’Australie. Cette tendance interroge sur les limites d’une transition technologique censée créer autant qu’elle détruit, et sur ses conséquences sociales différenciées selon les profils et les territoires.

Quels secteurs sont les plus touchés par le ralentissement de l’emploi lié à l’IA, et dans quelles proportions ?

Les domaines de l’information, de la communication, du marketing, de la publicité et des centres d’appels subissent les effets les plus marqués. Aux États-Unis, l’emploi dans ces secteurs a chuté de 39 %, au Canada de 33 % et en Allemagne de 27 % depuis 2022. Les métiers liés à l’édition de logiciels et au conseil en gestion sont également concernés.

Quels pays développés sont les plus exposés à cette tendance, et pourquoi ?

L’Allemagne, l’Australie et les États-Unis figurent parmi les pays où le ralentissement de l’emploi lié à l’IA est le plus visible. Ces économies, parmi les plus avancées dans l’adoption de l’intelligence artificielle, affichent des taux d’adoption compris entre 15 % et 20 %, ce qui accélère l’automatisation des tâches répétitives ou standardisées.

L’IA a-t-elle un impact direct sur le taux de chômage global dans les pays riches ?

Non, selon Goldman Sachs, l’IA n’a pas encore d’effet direct mesurable sur la courbe du chômage. En revanche, son adoption massive dans certains secteurs freine la création d’emplois et aggrave les difficultés des nouveaux entrants sur le marché du travail, notamment dans les métiers les plus exposés.

Quels pays développés résistent mieux à cette tendance, et pourquoi ?

L’Italie, le Japon et la Nouvelle-Zélande affichent des taux d’adoption de l’IA plus faibles (inférieurs à la moyenne des pays riches) et semblent moins touchés par le ralentissement de l’emploi dans les secteurs tertiaires. Leur retard technologique relatif pourrait, dans un premier temps, limiter les effets négatifs sur le marché du travail.

Ce que ça pourrait changer

Cette polarisation de l’emploi pourrait creuser les inégalités entre les travailleurs expérimentés et les nouveaux entrants, ainsi qu’entre les secteurs protégés et ceux exposés à l’automatisation. À plus long terme, elle interroge la capacité des économies développées à concilier innovation technologique et cohésion sociale, sans mécanismes de régulation adaptés. Les politiques publiques devront arbitrer entre compétitivité et protection des emplois vulnérables.

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