Incendies : prolongation de l’aide d’activité partielle pour les entreprises de moins de 250 salariés
Le décret n° 2026-874 du 17 septembre 2026 prolonge jusqu’au 4 octobre 2026 une aide exceptionnelle d’activité partielle pour les entreprises de moins de 250 salariés sinistrées par des incendies et contraintes à l’évacuation ou au confinement. Cette mesure, qui vise à compenser partiellement les pertes d’activité, interroge sur son efficacité réelle face aux besoins des TPE et PME, alors que les critères d’éligibilité et les montants restent encadrés par des dispositifs d’urgence.
Quelles entreprises sont concernées par cette prolongation de l’aide d’activité partielle et jusqu’à quand ?
Les entreprises de moins de 250 salariés, touchées par des incendies et soumises à une mesure d’évacuation ou de confinement, bénéficient de cette aide jusqu’au 4 octobre 2026. Le décret actualise également la liste des communes éligibles pour la période du 31 août au 4 octobre 2026.
Quel est l’objectif de cette aide exceptionnelle et comment se distingue-t-elle des dispositifs classiques d’activité partielle ?
Cette aide vise à compléter l’allocation d’activité partielle pour atteindre le niveau de l’indemnité versée aux salariés, offrant ainsi un soutien financier accru aux entreprises sinistrées. Contrairement aux dispositifs classiques, elle est ciblée sur des situations d’urgence liées à des catastrophes naturelles et limitée dans le temps.
Pourquoi cette mesure est-elle limitée aux entreprises de moins de 250 salariés ?
Le décret cible spécifiquement les TPE et PME, souvent plus vulnérables aux chocs économiques que les grandes entreprises. Cette restriction peut refléter une volonté de concentrer les ressources publiques sur les structures les moins armées pour absorber des pertes d’activité prolongées, sans pour autant exclure les autres entreprises des dispositifs de solidarité.
Ce que ça pourrait changer
Cette prolongation pourrait atténuer les risques de faillites en cascade parmi les petites entreprises sinistrées, mais son impact dépendra de la rapidité de versement des fonds et de l’adéquation entre le montant de l’aide et les pertes réelles subies. Elle soulève aussi la question de la pérennité des mécanismes de secours face à l’intensification des catastrophes climatiques, où les dispositifs d’urgence pourraient devenir structurels.

