NapseflowNapseflow
NUMÉRIQUE

Europe : menace sur le consentement pour entrainer des IA sur des données personnelles

Source unique·22 sept.

L’Irlande, en tant que présidente tournante du Conseil de l’Union européenne, propose une révision du Digital Omnibus, un texte visant à simplifier le droit numérique européen. Parmi ses modifications, deux mesures controversées émergent : l’entraînement des intelligences artificielles sur des données personnelles et le dépôt de cookies publicitaires pourraient être considérés comme des intérêts légitimes, exemptant les entreprises de recueillir le consentement explicite des utilisateurs. Cette initiative, perçue comme un recul des protections individuelles, interroge sur l’équilibre entre innovation technologique et respect de la vie privée.

Quelles sont les deux modifications clés proposées par l’Irlande dans le cadre du Digital Omnibus ?

L’Irlande suggère que l’entraînement des intelligences artificielles sur des données personnelles et le dépôt de cookies pour mesurer l’efficacité publicitaire soient considérés comme des intérêts légitimes, ce qui permettrait de s’affranchir du consentement explicite des utilisateurs. Ces propositions s’inscrivent dans un texte plus large visant à simplifier le droit numérique européen.

Pourquoi l’Irlande, en tant que présidente du Conseil de l’UE, joue-t-elle un rôle central dans cette révision ?

L’Irlande, qui préside actuellement le Conseil de l’Union européenne, est chargée de rédiger les compromis sur le Digital Omnibus. Ce rôle lui permet d’influencer directement le contenu du texte, notamment en intégrant des dispositions favorables aux intérêts des entreprises du numérique, dont certaines ont leur siège social en Irlande.

Quels acteurs pourraient être directement concernés par ces modifications si elles sont adoptées ?

Les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle et celles du secteur de la publicité en ligne seraient les principales bénéficiaires de ces mesures, car elles pourraient exploiter des données personnelles sans obtenir le consentement explicite des utilisateurs. Les géants du numérique, dont certains sont basés en Irlande, pourraient ainsi contourner certaines obligations légales.

Ce que ça pourrait changer

Si ces modifications étaient adoptées, elles pourraient affaiblir significativement les protections des données personnelles en Europe, en normalisant des pratiques jusqu’ici soumises à des règles strictes. Cela risquerait de creuser l’écart entre les standards européens et ceux d’autres régions du monde, tout en renforçant le pouvoir des grandes plateformes numériques. Une telle dérégulation pourrait aussi alimenter les critiques sur le lobbying des multinationales du secteur.

Voir aussi

Plus de contenus dans cette catégorie →

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.