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SCIENCES

Juanjo López, traumatologue : « La fasciite plantaire, les douleurs lombaires ou les gênes aux genoux et aux chevilles ne sont généralement pas dues à un seul mouvement »

Source unique·il y a 17 j

Les douleurs musculo-squelettiques comme la fasciite plantaire, les lombalgies ou les gênes aux genoux et chevilles sont souvent attribuées à un mouvement précis, mais selon le traumatologue Juanjo López, cette approche simplificatrice occulte une réalité plus complexe. Ces troubles résulteraient davantage d’une accumulation de micro-traumatismes et de déséquilibres posturaux prolongés que d’un incident isolé, remettant en cause les diagnostics et traitements traditionnels centrés sur un événement déclencheur unique.

Pourquoi Juanjo López rejette-t-il l’idée que ces douleurs soient causées par un seul mouvement ?

Le traumatologue souligne que ces affections sont généralement la conséquence d’une cascade de sollicitations mécaniques répétées sur le long terme, plutôt que d’un geste ponctuel. Les tissus (fascias, muscles, articulations) subissent des micro-dommages progressifs, souvent invisibles à court terme, qui s’accumulent jusqu’à provoquer une douleur chronique. Cette vision remet en cause les approches thérapeutiques ciblant uniquement le symptôme visible plutôt que ses causes systémiques.

Quels sont les mécanismes biologiques ou mécaniques sous-jacents à cette accumulation de tensions ?

L’article ne détaille pas les mécanismes précis, mais Juanjo López évoque une dérive posturale ou des déséquilibres biomécaniques (comme une répartition inégale du poids, une mauvaise posture prolongée ou des compensations musculaires) qui, sur le temps, altèrent la fonction des tissus. Ces déséquilibres peuvent être aggravés par des facteurs externes comme le type de chaussures, l’activité professionnelle ou sportive, ou même des habitudes quotidiennes (marche, position assise).

Quelles conséquences cette analyse a-t-elle sur les traitements traditionnels de ces douleurs ?

Elle invite à repenser les protocoles thérapeutiques, qui se concentrent souvent sur la zone douloureuse sans interroger les déséquilibres globaux du corps. López suggère une approche plus holistique, combinant rééducation posturale, renforcement musculaire ciblé et correction des habitudes motrices, plutôt qu’un traitement symptomatique (infiltrations, orthèses, etc.). Cette vision pourrait aussi réduire la surmédicalisation de ces troubles, fréquents mais rarement graves.

Ce que ça pourrait changer

Cette analyse pourrait bouleverser les pratiques médicales et paramédicales en médecine du sport et en kinésithérapie, en privilégiant la prévention et une prise en charge globale plutôt que curative. Elle invite aussi à une meilleure éducation des patients sur les mécanismes de compensation du corps et l’importance de l’ergonomie au quotidien. À plus large échelle, elle questionne la place de la sédentarité et des postures prolongées dans les sociétés modernes, où ces douleurs deviennent un enjeu de santé publique.

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