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GÉOPOLITIQUE

Une nouvelle étude redessine l’arbre généalogique des chauves-souris

Source unique·24 sept.

Une étude internationale publiée dans Nature bouleverse les connaissances sur l’évolution des chauves-souris, ces mammifères aux capacités uniques, en situant leur apparition en Europe il y a 65 millions d’années. Au-delà de la réécriture de leur arbre généalogique, ces travaux pourraient éclairer des enjeux sanitaires majeurs, notamment la compréhension des mécanismes de transmission virale chez l’humain, grâce à l’analyse de leur génome et de fossiles.

Quels sont les principaux enseignements de cette étude sur l’origine des chauves-souris ?

L’étude, basée sur l’analyse génomique de 103 espèces et de 44 fossiles, situe l’émergence des chauves-souris en Europe il y a environ 65 millions d’années, soit après l’extinction des dinosaures et durant une période de diversification des mammifères. Cette hypothèse contredit les théories précédentes qui plaçaient leur apparition en Asie, en Amérique du Nord ou en Afrique.

Qui sont les acteurs principaux de cette recherche et quels sont leurs objectifs ?

L’étude rassemble 137 auteurs issus de 64 pays, dont Sonja Vernes, professeure à l’université de Saint Andrews en Écosse, qui souligne l’importance de la dispersion des chauves-souris à travers le monde grâce à leur capacité de vol. Les chercheurs espèrent que ces données permettront d’améliorer la compréhension des virus portés par ces mammifères et, par extension, de mieux cerner leur transmission à l’humain.

Pourquoi cette révision de l’arbre généalogique des chauves-souris est-elle significative ?

Elle révèle que les chauves-souris, présentes sur tous les continents, ont évolué en un temps record après l’extinction des dinosaures, s’adaptant à des niches écologiques variées. Leur génome et leur histoire évolutive pourraient offrir des clés pour étudier des maladies émergentes ou réémergentes, les chauves-souris étant connues pour être des réservoirs de nombreux virus.

Quelles limites ou incertitudes subsistent malgré cette avancée ?

L’étude ne précise pas les mécanismes exacts ayant permis aux chauves-souris de coloniser si rapidement tous les continents, ni comment leur vol a influencé leur évolution. De plus, les données fossiles, bien que nombreuses, ne couvrent pas toutes les périodes clés de leur histoire, laissant des zones d’ombre sur certains aspects de leur diversification.

Ce que ça pourrait changer

Ces résultats pourraient relancer les recherches sur les virus zoonotiques, en offrant un modèle évolutif pour comprendre comment certaines espèces deviennent des réservoirs naturels. Ils pourraient aussi inspirer des stratégies de surveillance épidémiologique ou des approches biomimétiques, en s’appuyant sur les adaptations uniques des chauves-souris. Enfin, cette étude rappelle l’importance de préserver la biodiversité pour mieux anticiper les risques sanitaires futurs.

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