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Vous dormez régulièrement avec la lumière allumée ? Une mauvaise habitude qui peut fragiliser votre cœur

Source unique·il y a 20 j

L’exposition nocturne à la lumière, même minime, s’avère être un facteur de risque cardiovasculaire insoupçonné. Une étude récente révèle que dormir avec une source lumineuse perturbe la structure même du cœur, augmentant significativement les risques d’insuffisance cardiaque, d’AVC ou de fibrillation auriculaire. Ce constat interroge sur l’urgence d’intégrer l’obscurité comme un paramètre de santé publique, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique.

Quels sont les effets concrets d’une exposition à la lumière nocturne sur le cœur, selon l’étude publiée dans European Heart Journal ?

Une exposition nocturne à seulement 3 lux (équivalent de trois bougies à un mètre) pendant une demi-heure modifie la structure du cœur : épaississement de 1,5 % du ventricule gauche, augmentation de 2,4 % de sa masse et baisse de 1,9 % de sa capacité de contraction. Ces changements, comparables à ceux observés en cas de stress chronique ou de lésion cardiaque, augmentent les risques d’insuffisance cardiaque, de crise cardiaque ou d’AVC à long terme.

Pourquoi la lumière nocturne est-elle considérée comme un nouveau facteur de risque cardiovasculaire par les chercheurs ?

Les auteurs de l’étude, dont Lu Qi de l’Université de Tulane, soulignent que l’obscurité est un paramètre vital aussi essentiel que le contrôle de la tension artérielle. Ils estiment que la pollution lumineuse devrait être reconnue comme un facteur de risque à part entière, en raison de son impact démontré sur la santé cardiovasculaire à grande échelle (risque accru de 29 % d’insuffisance cardiaque et de 33 % d’AVC sur une cohorte de 73 286 participants).

Quelles solutions pratiques sont proposées pour limiter l’exposition à la lumière nocturne sans renoncer à un sentiment de sécurité ?

Les chercheurs recommandent de dormir dans l’obscurité totale, mais pour ceux qui craignent l’obscurité, l’utilisation d’une veilleuse ou d’une lumière douce au moment du coucher est tolérée à condition d’être suivie par le port d’un masque de sommeil. Un masque à bas prix (5 à 10 euros) suffit à protéger la rétine pendant le sommeil, évitant ainsi les modifications cardiaques identifiées.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude pourrait inciter les autorités sanitaires à intégrer la qualité de l’obscurité nocturne dans les recommandations de santé publique, notamment en milieu urbain où la pollution lumineuse est omniprésente. Elle invite également les individus à repenser leur environnement de sommeil, non plus seulement en termes de confort, mais aussi de préservation cardiovasculaire. À plus long terme, cela pourrait influencer les normes d’éclairage public et résidentiel, ainsi que les pratiques médicales en matière de prévention des maladies cardiaques.

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