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J’ai fait Paris-Grenoble en Mercedes GLC : 14 € pour 15 min de charge, l’incroyable défi des 600 km

Presse-Citron · mis à jour il y a 7 j

Le Mercedes GLC électrique rend les longs trajets ultra faciles grâce à son appétit modéré et sa recharge éclair. Je l’ai vérifié sur 600 km d’autoroute entre Paris et Grenoble.

Présentation du véhicule

Le test porte sur un Mercedes GLC électrique en version 400 4Matic, équipé de deux électromoteurs développant 489 chevaux et 800 Nm de couple. Ce modèle affiche une batterie de 94 kWh offrant une autonomie théorique de 715 km, mais réduite à 605 km en conditions réelles selon l’ordinateur de bord. Le véhicule, d’une longueur de 4,85 mètres et d’une largeur de 1,91 mètre, est présenté comme un SUV haut de gamme, avec une suspension pneumatique et quatre roues directrices pour améliorer l’agilité. Le prix de ce modèle en finition AMG Line est de 76 550 €, contre 88 600 € pour son équivalent thermique (GLC 53 AMG), sans compter les coûts supplémentaires comme le malus écologique.

Départ de Rueil-Malmaison

Le trajet commence à Rueil-Malmaison, en région parisienne, avec une batterie chargée à 100 %. Le conducteur vise Grenoble, à 600 km, en empruntant principalement l’autoroute. Il table sur un seul arrêt de recharge avant Lyon, malgré la configuration du véhicule, moins adaptée aux longs trajets que les versions propulsion. La consommation estimée est de 19,8 kWh/100 km à 130 km/h, ce qui permet d’envisager une autonomie réelle de 470 km avec la batterie de 94 kWh. Le trajet est réalisé par temps clair, avec une température extérieure de 28 °C.

Confort et technologie en ville

En milieu urbain, le Mercedes GLC se distingue par son confort exceptionnel, grâce à une suspension pneumatique qui absorbe efficacement les irrégularités de la route, comme les dos-d’ânes. La direction est légère et les quatre roues directrices réduisent le diamètre de braquage, facilitant les manœuvres malgré la taille imposante du véhicule (4,85 m de long). La visibilité est limitée par des montants épais, mais la caméra 360° et la direction assistée compensent cette contrainte. Le freinage régénératif, activé en mode One Pedal, permet de se passer de la pédale de frein lors des ralentissements, une fonctionnalité pratique en circulation dense.

Performances sur autoroute

Sur autoroute, le GLC électrique impressionne par son silence et son moelleux. Le 0 à 100 km/h est atteint en 4,3 secondes, avec une accélération linéaire et un son artificiel émis par les haut-parleurs pour alerter les autres usagers. L’insonorisation est remarquable, permettant de rouler à 130 km/h sans fatigue. La consommation reste maîtrisée à 19,8 kWh/100 km, et la conduite semi-autonome fonctionne sans à-coups, avec des changements de voie fluides. Les sièges en cuir, bien que fermes, offrent un bon maintien, mais leur réglage lombaire nécessite l’utilisation de l’écran tactile, ce qui est jugé peu pratique.

Planche de bord MBUX Hyperscreen

L’intérieur du GLC est équipé d’un système multimédia MBUX Hyperscreen, une planche de bord ultra-technologique s’étendant sur près d’un mètre et affichant des graphismes fluides et esthétiques. Cette option, facturée 1 500 €, n’est pas indispensable mais améliore l’aspect visuel de l’habitacle. L’interface est intuitive, avec des menus bien organisés et une commande vocale performante. Le planificateur d’itinéraire intègre un préconditionnement automatique de la batterie, une fonctionnalité pratique pour optimiser la recharge avant un trajet. Les écrans standards, moins esthétiques, restent de bonne qualité.

Arrivée serrée à Mâcon

Après 393 km parcourus, le conducteur arrive à l’aire de Mâcon Saint-Albain avec seulement 6 % de batterie restante. Ce résultat, proche des prévisions, témoigne de l’efficacité de la gestion énergétique du véhicule. L’aire de recharge Ionity, capable de fournir jusqu’à 320 kW en courant continu, permet une recharge rapide. Le coût de l’électricité est de 0,33 €/kWh via un abonnement, soit un total de 14,20 € pour 43 kWh rechargés en 15 minutes. À titre de comparaison, le SP95 était affiché à 2,26 €/litre sur une station Shell de la même aire, soulignant l’avantage économique du véhicule électrique.

Recharge express et fin du trajet

La recharge s’effectue à une puissance maximale de 312 kW, permettant de passer de 6 % à 50 % de batterie en seulement 15 minutes. Le conducteur en profite pour vérifier l’espace intérieur : les places arrière offrent un bon dégagement pour la tête et les jambes, et le coffre propose 570 litres, complétés par 128 litres à l’avant. Le trajet se termine à Grenoble à 21h20, avec seulement 2 % de batterie restante. Le coût total du trajet, incluant la recharge, est bien inférieur à celui d’un véhicule thermique équivalent, malgré un prix d’achat élevé (76 550 €).

Ce que ça pourrait changer

Le trajet Paris-Grenoble (600 km) a été réalisé avec un seul arrêt de recharge de 15 minutes, pour un coût de 14,20 €. Ce résultat est rendu possible par une consommation maîtrisée (19,8 kWh/100 km) et une recharge ultra-rapide. Le Mercedes GLC électrique se positionne comme une alternative économique face aux véhicules thermiques, malgré un prix d’achat élevé. Il surpasse certains concurrents, comme le BMW iX3, jugé trop ferme. Le confort, l’autonomie et la technologie embarquée sont salués, même si la qualité de finition en partie inférieure et certaines options payantes sont critiquées.

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