La marche ne suffit pas pour se maintenir en forme, il faut y ajouter une autre activité
Une étude américaine met en lumière que la marche, bien qu'étant l'activité physique la plus répandue aux États-Unis, ne suffit pas pour maintenir une santé optimale. Il est essentiel de l'associer à d'autres exercices pour atteindre les niveaux d'activité recommandés..
Une étude menée par des chercheurs américains, publiée en octobre 2026, remet en question l'idée reçue selon laquelle la marche quotidienne suffirait à maintenir une bonne condition physique. Les auteurs de cette étude soulignent que cette activité, bien que bénéfique, ne couvre pas tous les aspects nécessaires pour préserver sa santé à long terme. Les données collectées montrent que les personnes qui combinent la marche avec une autre forme d'exercice obtiennent des résultats significativement meilleurs sur des indicateurs clés comme la force musculaire, l'équilibre ou la santé cardiovasculaire. L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte américaine, mais ses conclusions pourraient s'appliquer à d'autres contextes géographiques.
La marche, souvent présentée comme une activité physique accessible et sans risque, présente des limites lorsqu'elle est pratiquée de manière isolée. Selon l'étude, elle améliore principalement l'endurance et la santé cardiovasculaire, mais elle sollicite peu les muscles profonds, les os ou les articulations de manière intense. Par exemple, elle ne permet pas de renforcer suffisamment la masse musculaire ou d'améliorer la densité osseuse, deux facteurs essentiels pour prévenir des problèmes comme l'ostéoporose ou la sarcopénie (perte progressive de la masse musculaire liée à l'âge). Les chercheurs précisent que ces lacunes peuvent persister même après plusieurs années de pratique régulière de la marche.
Pour pallier ces limites, l'étude suggère d'ajouter à la marche une activité complémentaire ciblant des groupes musculaires spécifiques ou sollicitant différemment le corps. Parmi les options les plus efficaces, les auteurs citent la musculation, le yoga, la natation ou encore des exercices de résistance comme le pilates. Ces activités permettent de travailler la force, la souplesse ou l'équilibre, des dimensions rarement couvertes par la marche seule. Par exemple, une séance de musculation de 30 minutes deux fois par semaine pourrait compenser les carences de la marche en matière de renforcement musculaire. L'étude ne prescrit pas de durée minimale, mais recommande une fréquence régulière pour observer des bénéfices tangibles.
Les résultats de l'étude indiquent que les participants combinant marche et activité complémentaire ont vu leur condition physique globale s'améliorer de 20 à 30 % sur une période de 6 mois, par rapport à ceux qui ne faisaient que marcher. Les améliorations concernaient notamment la capacité aérobique (+15 %), la force musculaire (+25 %) et l'équilibre (+20 %). Les chercheurs ont également observé une réduction de 10 % des risques de chutes chez les personnes âgées ayant adopté cette approche. Ces gains sont particulièrement notables pour les adultes de plus de 50 ans, une population souvent confrontée à des problèmes de mobilité ou de fragilité osseuse. L'étude souligne que ces bénéfices sont cumulatifs et s'accentuent avec la régularité de la pratique.
Cette étude s'adresse en priorité aux adultes sédentaires ou peu actifs, ainsi qu'aux personnes souhaitant optimiser leur routine sportive pour des raisons de santé ou de prévention. Les chercheurs américains insistent sur l'importance d'adapter les activités complémentaires aux capacités et aux préférences de chacun. Par exemple, une personne souffrant de douleurs articulaires pourrait privilégier la natation ou le yoga, tandis qu'une autre pourrait opter pour la musculation légère. L'étude ne propose pas de programme type, mais encourage les individus à consulter un professionnel de santé ou un coach sportif pour personnaliser leur approche. Les résultats pourraient influencer les recommandations officielles en matière d'activité physique, notamment dans les pays où la marche est déjà largement promue comme solution universelle.

