La vague de chaleur liée à El Niño pourrait tuer plus de 450 000 personnes d'ici février
El Niño menace 451 000 vies d'ici février 2027. La chaleur extrême des prochains mois frapperait surtout le Sahel et l'Asie du Sud-Est, les régions les moins armées face aux journées brûlantes..
El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit en moyenne tous les deux à sept ans, généralement entre décembre et février. Il se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique tropical. Ce réchauffement perturbe les courants atmosphériques et modifie les régimes de pluie et de température à l'échelle mondiale. Dans ce cas précis, El Niño est associé à une vague de chaleur exceptionnelle qui touche plusieurs régions du globe, notamment l'Afrique, l'Asie du Sud-Est et l'Amérique latine. Les scientifiques estiment que cette canicule pourrait entraîner une augmentation significative de la mortalité, notamment chez les populations les plus vulnérables comme les personnes âgées, les enfants en bas âge et les travailleurs exposés à des températures extrêmes en extérieur.
Selon les projections des chercheurs, la combinaison de cette vague de chaleur et du phénomène El Niño pourrait causer plus de 450 000 décès supplémentaires d'ici février 2027. Ce chiffre inclut les décès directs liés à la chaleur, comme les coups de chaleur ou la déshydratation, ainsi que les décès indirects, comme l'aggravation de maladies préexistantes (problèmes cardiovasculaires, respiratoires, etc.). Les régions les plus touchées seraient celles où les infrastructures sanitaires et les systèmes d'alerte sont moins développés. Les pays en développement, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, seraient les plus exposés en raison de leur vulnérabilité climatique et de leurs ressources limitées pour faire face à de telles crises.
Les vagues de chaleur extrême agissent comme un multiplicateur de risques pour la santé humaine. Les températures élevées peuvent provoquer un coup de chaleur, une urgence médicale où la température corporelle dépasse 40°C, entraînant des lésions cérébrales, une défaillance d'organes, voire la mort si la personne n'est pas refroidie rapidement. D'autres mécanismes incluent la déshydratation sévère, qui peut mener à une insuffisance rénale, ou l'aggravation de maladies chroniques comme l'asthme, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Les populations urbaines sont particulièrement vulnérables en raison de l'effet îlot de chaleur urbain, où les bâtiments et les routes absorbent et retiennent la chaleur, maintenant des températures nocturnes anormalement élevées.
Face à cette menace, les gouvernements et les organisations internationales appellent à des mesures d'urgence pour limiter les impacts. Parmi les solutions envisagées, on trouve la mise en place de *plans canicule* renforcés, incluant des centres de rafraîchissement, des distributions d'eau potable et des campagnes de sensibilisation pour les populations à risque. Les systèmes de santé sont également mobilisés pour anticiper une hausse des admissions hospitalières. Cependant, les experts soulignent que ces mesures restent insuffisantes dans les pays où les ressources sont limitées. La prévention à long terme, comme l'amélioration des infrastructures urbaines ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre, est présentée comme une solution structurelle pour atténuer les effets futurs des vagues de chaleur.

