Travail : si vous êtes aux 35h, on a une excellente nouvelle
Il s’agit, pour une fois, d’une très bonne nouvelle pour les salariés concernés..
Le mercredi 10 septembre 2025, une modification de la loi française a été adoptée pour se conformer à une directive européenne. Cette dernière, issue de l’article 31-2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, interdit toute mesure susceptible de décourager un salarié de prendre ses congés payés. La Cour de cassation, plus haute juridiction française en matière de droit du travail, a rendu un avis pour aligner le droit français sur cette norme européenne. Jusqu’ici, le calcul des heures supplémentaires en France ne tenait pas compte des jours de congé ou des arrêts maladie, ce qui pouvait réduire les revenus des salariés. Désormais, ces périodes de repos ou d’absence sont assimilées à du temps de travail effectif, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des employés.
Cette réforme concerne spécifiquement les salariés travaillant aux 35 heures, soit environ 60 % des travailleurs français selon les dernières estimations. Prenons l’exemple d’un employé devant effectuer 7 heures par jour, du lundi au vendredi. S’il réalise 1 heure supplémentaire chaque jour de la semaine (soit 4 heures au total), son employeur ne pouvait pas les rémunérer s’il posait un congé payé le vendredi. En effet, la semaine était alors comptabilisée à 32 heures au lieu de 35, et les heures supplémentaires n’étaient pas déclenchées. Avec la nouvelle règle, ces 4 heures supplémentaires seront désormais payées, même en cas de congé ou d’arrêt maladie. Cette mesure vise à éviter que le temps de repos ne devienne une perte financière pour le salarié.
L’objectif principal de cette modification est d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés en garantissant une rémunération plus juste. En effet, le temps de travail effectif inclut désormais les congés payés et les arrêts maladie, ce qui permet de mieux valoriser les heures travaillées. Par exemple, un salarié qui cumule des heures supplémentaires sur une semaine où il prend un jour de congé verra ces heures comptabilisées et rémunérées. À long terme, cette mesure pourrait entraîner une augmentation moyenne des salaires pour les employés concernés, bien que l’ampleur de cette hausse dépende de leur situation individuelle. Le dicton populaire « le temps, c’est de l’argent » prend ici tout son sens, car chaque heure travaillée est désormais mieux rémunérée.
Cette évolution juridique a été portée par la Cour de cassation, qui a interprété la loi française à la lumière des normes européennes. L’Union européenne, via sa *Charte des droits fondamentaux*, encadre les droits des travailleurs pour éviter toute discrimination liée à l’exercice de leurs droits, comme prendre des congés. En France, cette décision s’inscrit dans un contexte de renforcement des protections sociales, alors que le pays compte environ 20 millions de salariés en contrat à temps plein. Les employeurs devront désormais adapter leurs systèmes de paie pour intégrer ces nouvelles règles, sous peine de sanctions. Cette mesure s’ajoute à d’autres dispositifs visant à améliorer les conditions de travail, comme le calcul des *heures supplémentaires* ou la gestion des absences.

