Réunion tendue au ministère de l'Enseignement supérieur avec des organisations de jeunesse qui déplorent un échec
Emmanuel Macron devrait prendre la parole ce jeudi matin, à l'issue d'un Conseil de sécurité que le chef de l'Etat va présider. Retour dans cette édition sur la réunion des organisations de jeunesse ce mercredi avec le ministère de l'Enseignement supérieur pour évoquer Parcoursup..
Une réunion conflictuelle s'est tenue mercredi 21 octobre 2026 au ministère de l'Enseignement supérieur à Paris, réunissant des organisations de jeunesse et les ministres concernés. Ces organisations, représentant des lycéens et des étudiants, espéraient discuter des revendications majeures portées par l'intersyndicale lycéenne et étudiante, notamment un plan de dix mesures pour un budget de dix milliards d'euros. Cependant, le rendez-vous n'avait pas pour objectif de traiter ces demandes, ce qui a provoqué une tension palpable entre les parties. Les jeunes espéraient aborder des sujets comme les difficultés persistantes de la plateforme Parcoursup, critiquée pour son manque de transparence et son système de sélection jugé injuste.
Les organisations de jeunesse ont quitté la réunion avec un sentiment d'échec, estimant que leurs attentes n'avaient pas été prises en compte. Elles souhaitaient notamment discuter d'une série de mesures concrètes pour améliorer l'accès à l'enseignement supérieur, mais le ministère n'a pas ouvert le dialogue sur ces sujets. Parcoursup est au cœur des tensions : cette plateforme, utilisée pour l'affectation des bacheliers dans les formations supérieures, est régulièrement critiquée pour son manque de clarté et ses algorithmes opaques. Les jeunes dénoncent aussi des inégalités d'accès selon les origines sociales ou géographiques. Le gouvernement, représenté par les ministres Édouard Geffray (Éducation nationale) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur), n'a pas cédé sur le fond.
Face à l'absence de réponse satisfaisante, les organisations de jeunesse ont annoncé une mobilisation nationale prévue pour le samedi 24 octobre 2026. Initialement, un rassemblement était prévu le jeudi 22 octobre à Paris, mais il a été interdit par la préfecture de police en raison de risques d'exactions, selon les autorités. Plusieurs zones de la capitale, dont l'Élysée, Matignon, l'Assemblée nationale et des lieux emblématiques comme la place de la République ou le musée du Louvre, sont désormais interdites aux manifestations jusqu'à 20 heures. Ces restrictions s'étendent aussi à d'autres villes comme Lyon, Rouen et Toulon. Les jeunes dénoncent une volonté d'étouffer leur mouvement plutôt que de répondre à leurs revendications.
Cette crise survient dans un contexte politique déjà tendu, à moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027. Le président Emmanuel Macron doit s'exprimer ce jeudi 22 octobre 2026 à l'issue d'un Conseil de sécurité, une réunion exceptionnelle qui pourrait éclairer la position du gouvernement face à la crise sociale. Dominique de Villepin, figure politique française, a d'ailleurs critiqué le déroulement de la campagne présidentielle actuelle, estimant qu'elle ne peut plus se poursuivre « comme avant ». Les tensions autour de Parcoursup et de l'accès à l'éducation s'inscrivent ainsi dans un débat plus large sur les inégalités et la justice sociale en France.
Parallèlement à cette crise, d'autres sujets ont retenu l'attention ce jeudi. Une enquête indépendante britannique révèle que trois élèves juifs sur cinq dans les écoles anglaises déclarent avoir été confrontés à des actes d'antisémitisme en six mois, soit une hausse de près de 60 % en un an, avec 178 incidents recensés. Par ailleurs, une toile de Claude Monet, *Iris*, pourrait battre un record aux enchères à Paris, avec une estimation comprise entre 22 et 30 millions d'euros, ce qui en ferait la plus haute estimation jamais proposée pour une œuvre vendue en France.

