Chaque décision compte pour nous rapprocher d’un avenir vivable
L’action environnementale doit être ajoutée comme priorité dès le premier jour du mandat péquiste..
L’autrice de l’article souligne que 82 % des Québécois considèrent qu’il y a une urgence à agir face aux changements climatiques, selon le dernier Baromètre de l’action climatique. Elle rappelle que la durée du mandat du nouveau premier ministre, François Legault, coïncide probablement avec les dernières années avant d’épuiser le budget carbone mondial, c’est-à-dire la quantité maximale de gaz à effet de serre (GES) que l’humanité peut émettre sans dépasser une hausse moyenne des températures de 1,5 °C. Au-delà de ce seuil, fixé par l’Accord de Paris en 2015, les conséquences du réchauffement climatique deviennent socialement inacceptables, comme des vagues de chaleur plus intenses, des inondations accrues ou la disparition d’écosystèmes. Le Québec, comme d’autres régions, doit donc agir rapidement pour limiter ces impacts.
Bien que le parti de François Legault ait déposé une plateforme environnementale alignée sur les recommandations du Collectif de scientifiques pour l’action environnementale du Québec, cette dernière est presque absente des 100 premiers jours de mandat. L’autrice insiste sur la nécessité d’intégrer immédiatement des mesures urgentes, comme le dépôt d’une loi-cadre garantissant le respect des engagements climatiques de l’Accord de Paris. Elle mentionne aussi l’urgence de protéger la biodiversité, avec un objectif de 30 % du territoire québécois protégé d’ici 2030, une cible adoptée lors de la COP15 à Montréal en 2022. Ces actions devraient être prioritaires dès le début du mandat pour éviter un retard irréversible.
L’autrice cite le projet de loi 794, déposé en 2024 par l’ancienne députée Alejandra Zaga Mendez, qui propose de déclarer l’engagement du Québec à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Ce projet, réinscrit à deux reprises à l’Assemblée nationale, n’a toujours pas reçu de réponse. La carboneutralité signifie que les émissions de GES du Québec seraient compensées par des absorptions naturelles ou technologiques, comme la reforestation ou les technologies de capture de CO₂. L’autrice demande au nouveau gouvernement de s’inspirer de ce travail pour accélérer l’adoption de mesures concrètes et ambitieuses.
L’autrice, chercheuse postdoctorale à l’*Institut des Sciences Environnementales de l’Université Leiden* et membre du Collectif de scientifiques pour l’action environnementale du Québec, interpelle directement le premier ministre François Legault. Elle l’invite à rassembler les partis politiques autour d’une vision systémique et scientifique pour lutter contre les changements climatiques et la perte de biodiversité. Elle souligne que des experts québécois dans divers domaines (environnement, économie, santé, etc.) sont disponibles pour éclairer les décisions. Son message final est un appel à l’action : chaque choix politique compte pour construire un avenir vivable pour les générations actuelles et futures.

