Chaque décision compte pour nous rapprocher d’un avenir vivable
L’urgence climatique impose une refonte immédiate des priorités politiques, alors que le Québec dispose d’une fenêtre d’action de moins de dix ans pour respecter les engagements de l’Accord de Paris. Dans une tribune adressée au nouveau premier ministre, une chercheuse en sciences environnementales souligne l’écart entre les promesses électorales et l’absence de mesures concrètes dans les 100 premiers jours de mandat, interrogeant la capacité des dirigeants à placer l’écologie au cœur des décisions stratégiques.
Quels sont les deux engagements climatiques majeurs que la chercheuse exige dès les 100 premiers jours du nouveau gouvernement ?
Elle demande le dépôt d’une loi-cadre garantissant le respect des engagements climatiques alignés sur l’Accord de Paris et des mesures urgentes pour inverser le déclin de la biodiversité, notamment la protection de 30 % du territoire québécois d’ici 2030.
Pourquoi la chercheuse insiste-t-elle sur la nécessité d’agir rapidement, au-delà des déclarations d’intention ?
Elle rappelle que la durée restante du mandat actuel correspond probablement aux années nécessaires pour épuiser le budget carbone limitant le réchauffement à 1,5 °C, seuil au-delà duquel les impacts deviennent socialement inacceptables selon les scientifiques.
Quel projet de loi, déjà déposé mais jamais adopté, est cité comme exemple de mesure concrète à relancer ?
Le projet de loi 794, proposé par l’ancienne députée Alejandra Zaga Mendez, vise à déclarer l’engagement du Québec à atteindre la carboneutralité d’ici 2050, mais il reste sans réponse malgré deux réinscriptions à l’ordre du jour législatif.
Sur quels fondements scientifiques la chercheuse appuie-t-elle ses revendications ?
Ses propositions s’appuient sur les travaux du Collectif de scientifiques pour l’action environnementale du Québec, dont elle est membre, et sur des cadres internationaux comme l’Accord de Paris ou le cadre mondial adopté lors de la COP15 à Montréal.
Ce que ça pourrait changer
Si ces demandes étaient prises au sérieux, elles pourraient accélérer la transition écologique du Québec en intégrant des objectifs contraignants dès le début du mandat, évitant ainsi un report des actions critiques. À l’inverse, leur négligence risquerait d’aggraver la crise climatique et de creuser l’écart entre les promesses politiques et les réalités scientifiques.

