Nous avons basculé dans le dernier tiers des années 2020
L’humanité est plus proche de la fin de la décennie que du 1er mai 2023. L’article Nous avons basculé dans le dernier tiers des années 2020 est apparu en premier sur Le Grand Continent..
Le 1er septembre 2026 marque le début du dernier tiers de la décennie 2020, une période qui s’étendra jusqu’au 31 décembre 2029. Ce découpage, réalisé en trois intervalles de 40 mois chacun, place désormais l’humanité plus proche de la fin de la décennie que du 1er mai 2023. Par exemple, le premier tiers de la décennie a couvert la période allant du 1er janvier 2020 au 30 avril 2023. Cette perception altérée du temps est en partie due à des événements marquants comme la pandémie de coronavirus, qui a profondément modifié notre rapport à la temporalité. En France, entre le 17 mars 2020 et le 3 mai 2021, 128 jours de confinement ont été imposés, soit plus d’un tiers d’une année complète.
Les cinq dernières années ont été marquées par des bouleversements majeurs à l’échelle mondiale. Parmi les événements les plus significatifs, on note l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, marquant un tournant dans les tensions géopolitiques contemporaines. Par ailleurs, l’intelligence artificielle a connu une avancée spectaculaire avec la publication de la première version de ChatGPT en novembre 2022, révolutionnant les usages technologiques et économiques. Le décès de la reine Élisabeth II et du pape François, ainsi que le retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis en 2024, ont également marqué cette période. Enfin, la Chine a organisé en 2025 et 2026 deux éditions des World Humanoid Robot Games, une compétition internationale dédiée aux robots humanoïdes, illustrant l’essor technologique du pays.
Depuis juillet 2025, l’humanité est plus proche de l’année 2050 que de l’an 2000, un phénomène qui illustre la rapidité avec laquelle le futur se rapproche. Cette inversion des repères temporels souligne un changement de perspective : des objectifs autrefois perçus comme lointains, comme les projections climatiques ou technologiques pour 2050, deviennent soudainement plus proches que des réalités déjà vécues par certaines générations. Par exemple, pour une personne née en 1980, l’année 2000 est un passé déjà ancien, tandis que 2050 représente un horizon à moins de 25 ans. Cette proximité du futur peut aussi donner l’impression que des changements majeurs, comme les transitions écologiques ou numériques, sont à la fois imminents et déjà en partie dépassés.
La pandémie de coronavirus a profondément perturbé la perception du temps et des priorités mondiales depuis le début de la décennie. En France, les périodes de confinement ont duré 128 jours entre mars 2020 et mai 2021, soit environ 35 % d’une année complète. Ces mesures sanitaires ont non seulement affecté la vie quotidienne, mais aussi ralenti ou accéléré certains processus économiques et sociaux. Par exemple, le télétravail s’est généralisé, les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées, et les inégalités sociales se sont creusées. Ces bouleversements ont contribué à une sensation de temps suspendu ou déformé, rendant les repères traditionnels moins fiables.

