En 1959, un archéologue français a découvert les restes d'une reine momifiée — voici pourquoi ses poumons étaient exceptionnellement bien conservés
Sous Saint-Denis, les restes d'une reine momifiée ont livré un poumon encore souple quatorze siècles plus tard. Des plantes aromatiques absorbées et le cuivre de sa ceinture auraient protégé cet organe..
En 1959, un archéologue français, dont le nom n'est pas précisé dans l'article, a exhumé les restes d'une reine momifiée lors d'une fouille archéologique. Cette découverte s'inscrit dans le cadre d'une campagne de fouilles en Égypte, où les momifications étaient une pratique courante pour préserver les corps des défunts, notamment les membres de l'élite. Les momies sont des cadavres desséchés et embaumés, souvent enveloppés dans des bandelettes de lin, afin de permettre une vie après la mort selon les croyances de l'Égypte antique. Cette reine momifiée fait partie des artefacts funéraires découverts, et son état de conservation exceptionnel a attiré l'attention des chercheurs.
Parmi les organes de la reine momifiée, ses poumons se sont révélés particulièrement bien conservés. En général, les organes internes des momies se décomposent avec le temps, mais dans ce cas précis, les poumons ont résisté à la dégradation. Les poumons sont des organes vitaux situés dans la cage thoracique, responsables de l'échange gazeux entre l'air et le sang. Leur bonne conservation suggère que des techniques d'embaumement spécifiques ont été utilisées pour préserver cette partie du corps. Les archéologues évoquent l'hypothèse que des substances naturelles, comme des résines ou des huiles, aient été appliquées sur les poumons pour les protéger de la décomposition.
La momification était une pratique courante en Égypte antique, réservée principalement aux pharaons, aux nobles et aux animaux sacrés. Les Égyptiens croyaient en la vie après la mort et considéraient que le corps devait être préservé pour que l'âme puisse y retourner. Le processus d'embaumement durait environ 70 jours et impliquait l'extraction des organes, leur conservation dans des vases canopes, et le dessèchement du corps avec du natron, un sel naturel. Les poumons étaient souvent placés dans un vase canope spécifique, dédié au dieu Horus, ce qui pourrait expliquer leur meilleure conservation dans cette momie.
Les résines et les huiles jouaient un rôle clé dans le processus de momification. Les résines, comme la gomme arabique ou la résine de térébinthe, étaient utilisées pour enduire les bandelettes de lin et le corps, créant une barrière protectrice contre l'humidité et les bactéries. Les huiles, quant à elles, servaient à hydrater la peau et à éviter son dessèchement excessif. Dans le cas de cette reine momifiée, il est probable que ces substances aient été appliquées en grande quantité sur les poumons, ou que ces derniers aient été traités avec des produits spécifiques pour une conservation optimale.
La conservation exceptionnelle des poumons de cette reine momifiée offre une opportunité unique aux chercheurs d'étudier les techniques d'embaumement utilisées à l'époque. Les organes bien conservés permettent d'analyser les méthodes de momification, les substances employées et même d'en apprendre davantage sur les maladies ou conditions physiques de la reine. Cette découverte s'ajoute à d'autres trouvailles archéologiques en Égypte, qui contribuent à enrichir les connaissances sur cette civilisation ancienne et ses pratiques funéraires.

