Abdallah Superstar, un conte électro entre la France et Djibouti
Iman Ahmed signe un premier roman à la frontière entre le conte et l’enquête documentaire. Ses mots s’attachent à retracer le passé de son père djiboutien, qui fut l’un de ceux à faire vivre la scène musicale djiboutienne des années 1990s.
Iman Ahmed publie Abdallah Superstar, un premier roman qui se situe à la frontière entre le conte et l’enquête documentaire. Ce livre explore l’histoire de son père, un Djiboutien ayant joué un rôle clé dans la scène musicale de Djibouti durant les années 1990. L’autrice utilise une approche originale en s’appuyant sur les archives numériques, notamment la chaîne YouTube de son père, pour reconstituer son parcours. Ce mélange entre narration littéraire et investigation numérique donne au texte une texture à la fois poétique et moderne, reflétant les tensions entre tradition et innovation. Le roman est publié le 26 août 2026 et s’inscrit dans la rentrée littéraire française.
L’histoire de Abdallah Superstar s’ancre dans un double contexte géographique et culturel : Djibouti, un petit pays de la Corne de l’Afrique, et la France, où vit et écrit Iman Ahmed. Djibouti, ancienne colonie française devenue indépendante en 1977, possède une scène musicale riche mais méconnue en Europe. Les années 1990 y marquent l’émergence de styles musicaux locaux, souvent influencés par des rythmes traditionnels et des sonorités contemporaines. L’autrice, née en France de parents djiboutiens, utilise ce roman pour interroger les liens entre ces deux pays, à travers le prisme de l’histoire familiale et de la transmission culturelle.
Le roman d’Iman Ahmed prend la forme d’une enquête personnelle pour comprendre l’héritage de son père, Abdallah, figure locale de la musique djiboutienne. En explorant ses archives numériques, l’autrice cherche des indices sur sa vie, ses passions et son rôle dans la culture de son pays. Cette démarche mêle autofiction et documentaire, car elle s’appuie sur des faits réels tout en les réinterprétant à travers le prisme de la fiction. Le titre Superstar évoque ironiquement le statut de son père dans la mémoire collective, soulignant à la fois sa notoriété locale et l’oubli relatif de son histoire hors des frontières de Djibouti.
Le sous-titre du roman, un conte électro, fait référence à la fois au style musical et à la structure narrative. Électro évoque ici la musique électronique, un genre qui a influencé la scène mondiale dans les années 1990, y compris à Djibouti où des artistes locaux ont fusionné des sons traditionnels avec des beats modernes. Par ailleurs, le terme conte renvoie à une tradition orale africaine, où les histoires se transmettent de génération en génération. Iman Ahmed utilise cette dualité pour créer un récit à la fois ancré dans le réel et ouvert à l’imaginaire, où la technologie (YouTube, archives numériques) joue un rôle central dans la reconstruction du passé.
La publication de *Abdallah Superstar* s’inscrit dans la *rentrée littéraire* française, une période clé de l’année où les maisons d’édition lancent leurs nouveautés. Ce roman, publié le 26 août 2026, rejoint une sélection d’ouvrages variés, souvent primés ou salués par la critique. Il s’adresse à un public intéressé par les récits hybrides, mêlant littérature, musique et histoire postcoloniale. L’autrice, Iman Ahmed, y est présentée comme une nouvelle voix de la littérature française contemporaine, apportant un regard diasporique sur les questions d’identité et de mémoire.

