Feux en C.-B. : 3 semaines après un ordre d'évacuation, ils peuvent rentrer à la maison
Le feu de Pear Lake, toujours actif, couvre environ trois fois la superficie de l'île de Montréal..
Depuis le 15 août 2026 à 8h, heure locale, les 650 habitants du village de Clinton, en Colombie-Britannique (Canada), peuvent rentrer chez eux après un ordre d'évacuation de trois semaines. Cet ordre avait été donné le 24 juillet 2026 en raison du feu de forêt Pear Lake, qui menaçait la région. Cependant, le retour n'est pas un retour à la normale, mais une alerte d'évacuation, ce qui signifie que les résidents doivent rester prêts à partir à nouveau si la situation se dégrade. Les autorités locales soulignent que ce retour aura une signification différente pour chaque personne, en fonction de l'impact personnel subi pendant l'évacuation.
Le feu de Pear Lake, qui s'étend sur 1 574 km² (soit environ trois fois la superficie de l'île de Montréal), n'est toujours pas maîtrisé. Bien que les équipes aient terminé les travaux d'extinction près des bâtiments dans le sud du village, des feux couvants (des braises encore actives sous la surface du sol) et de la fumée continuent d'être observés, notamment en raison de la sécheresse persistante. Les infrastructures locales, comme les lignes électriques gérées par BC Hydro, ont été endommagées. Les habitants doivent s'attendre à des services limités, des travaux de nettoyage et de rétablissement importants, ainsi qu'à des changements dans leur environnement immédiat. Les autorités rappellent que Clinton ne retrouvera pas sa normalité rapidement.
Les équipes de BC Wildfire (l'agence provinciale chargée de la lutte contre les feux de forêt) poursuivent leurs interventions sur plusieurs fronts. Elles effectuent des opérations d'allumage planifié sur 370 hectares pour ramener le feu vers des zones plus sûres et accessibles. Des hélicoptères larguent de l'eau pour refroidir les secteurs actifs, tandis que des gicleurs sont installés dans des zones comme Canoe Lake. Ces méthodes visent à éteindre les points chauds (zones où le feu couve encore) et à sécuriser les limites du feu. Malgré ces efforts, les conditions de sécheresse rendent le travail complexe, car les combustibles brûlent profondément dans le sol.
Si les habitants de Clinton, *Big Bar Lake* et *Chasm* peuvent rentrer chez eux, d'autres secteurs restent sous un ordre d'évacuation en raison de la menace persistante du feu. C'est le cas de *Jesmond Road*, où les conditions ne permettent pas encore un retour sécuritaire. Les autorités continuent de surveiller la situation et d'ajuster les consignes en fonction de l'évolution du feu. Les résidents sont invités à rester informés et à suivre les recommandations locales pour leur sécurité.

