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Élections au Québec : où seront les chefs aujourd’hui?

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 1 h

Au menu de ce 6e jour de la campagne : la « paperasse », l’immigration, le coût de la vie et le logement..

Agenda des chefs

Les cinq chefs des principaux partis politiques du Québec entament leur sixième journée de campagne électorale dans des régions distinctes. Christine Fréchette (CAQ) débute à Saint-Zotique en Montérégie pour discuter de famille et d’éducation, avant de se rendre à Saint-Constant pour soutenir un candidat et rencontrer des représentants de la Communauté métropolitaine de Québec. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) commence sa journée à Trois-Rivières avec un point de presse sur le coût de la vie, puis dîner avec ses partisans locaux avant de participer à un rassemblement à Saint-Jérôme en soirée. Charles Milliard (PLQ) sera d’abord à Sherbrooke pour annoncer des mesures sur les logements sociaux et l’itinérance, puis se rendra à Trois-Rivières pour une pause gourmande à la fromagerie Victoria, avant de terminer à Saint-Tite pour la course du P'tit Shérif. Ruba Ghazal (QS) se concentre sur l’Abitibi-Témiscamingue, avec un point de presse à Rouyn-Noranda sur l’immigration solidaire, suivi de visites à l’UQAT et au campus de Val-d’Or. Enfin, Éric Duhaime (PCQ) sera à Québec pour une conférence de presse, une visite à un Couche-Tard, puis se rendra au circuit automobile Sanair à Saint-Pie, une zone menacée par un projet d’expropriation pour construire une école secondaire.

Réduction de la paperasse

Le Parti conservateur du Québec (PCQ), dirigé par Éric Duhaime, propose de réduire de 30 % le fardeau réglementaire pour les petites et moyennes entreprises (PME) du Québec en cinq ans. Ce fardeau, appelé aussi paperasse, désigne l’ensemble des règles, formulaires et démarches administratives imposées aux entreprises. Selon le PCQ, ces obligations coûtent 10,9 milliards de dollars par an aux 22 000 PME québécoises représentées par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), et obligent un entrepreneur à y consacrer en moyenne 32 jours par an. Le plan du PCQ se décline en quatre phases : réaliser un inventaire public de toutes les exigences réglementaires, supprimer au moins une règle existante pour chaque nouvelle réglementation adoptée, réformer prioritairement les secteurs de la construction, de l’agriculture, de l’environnement, de la fiscalité et des ressources naturelles, et publier chaque année des résultats mesurables, avec une responsabilité directe du premier ministre pour atteindre l’objectif. Cette mesure s’inscrit comme le quatrième pilier de la stratégie économique du PCQ, après des annonces sur la baisse des revenus des entreprises, des coupes budgétaires et la relance de l’exploitation du gaz de schiste.

Promesses électorales

Le PCQ, mené par Éric Duhaime, a déjà annoncé des promesses électorales totalisant 63,5 milliards de dollars sur cinq ans. Parmi ces engagements, on retrouve l’abolition de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur les biens d’occasion, la suppression de la taxe carbone et une pause de cinq mois sur la taxe sur l’essence. Le parti promet également une baisse d’impôts pour les entreprises. Cependant, ces dépenses dépassent actuellement les revenus anticipés, créant un déséquilibre budgétaire. Selon une compilation de Radio-Canada, il manquerait entre cinq et huit milliards de dollars pour équilibrer le budget du PCQ. Malgré ces promesses, le parti affirme vouloir atteindre un déficit zéro et présenter un cadre financier équilibré. Un cinquième pilier de leur programme économique devrait être dévoilé prochainement.

Ce que ça pourrait changer

La région du **Pontiac**, située à 300 kilomètres du lac Ontario, illustre les défis socio-économiques du Québec. Cette zone, frontalière avec l’Ontario, est marquée par des tensions historiques entre anglophones et francophones, une décroissance démographique et un manque d’emplois. Rhobie Dionne, un habitant de 48 ans, témoigne de la disparition des hôtels et du vieillissement de la population. La région, autrefois dynamique, souffre aujourd’hui d’un exode des jeunes et d’un manque d’opportunités économiques. Ce reportage s’inscrit dans une série intitulée *À la recherche du Québec*, qui explore les enjeux régionaux de la province. La situation du Pontiac reflète les disparités territoriales qui persistent au Québec, malgré les efforts des différents partis politiques en campagne électorale.

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