NapseflowNapseflow
Culture

Gadi Eisenkot, le général qui défie Netanyahou 2/4 : Épisode 2/4 · Un chef d'état-major partisan de la ligne dure

France Culture - Savoirs · mis à jour 28 sept.

Gadi Heisenkot gravit la hiérarchie militaire par le biais des guerres menées au Liban et à Gaza. La deuxième guerre du Liban, en 2006, est pour lui un tournant.

Parcours militaire d'Eisenkot

Gadi Eisenkot a bâti sa carrière militaire principalement lors des conflits au Liban et à Gaza. Son expérience commence en 1982, lors de l’invasion israélienne du Liban, appelée Paix en Galilée, une opération visant à chasser l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui attaquait Israël depuis ce pays. Cette guerre marque un tournant pour l’armée israélienne, Tsahal, car elle affronte pour la première fois une organisation non conventionnelle, le Hezbollah, qui se fond dans la population civile. Eisenkot y participe et en retire une vision stratégique axée sur des victoires rapides et décisives, évitant les conflits prolongés. Ces expériences fondatrices expliquent son approche future, souvent qualifiée de ligne dure.

Guerre du Liban 1982

La guerre du Liban en 1982 est un conflit marquant pour Israël, car il s’agit de la première guerre perçue comme choisie plutôt que défensive par une partie de la population. Plus de 400 000 Israéliens manifestent contre cette intervention, une opposition inédite. Initialement prévue comme une guerre éclair, l’opération s’enlise, révélant les limites d’une stratégie militaire mal adaptée à un ennemi non conventionnel. Cet échec influence profondément la pensée stratégique d’Eisenkot, qui privilégiera par la suite des interventions courtes et des victoires claires, évitant les engagements prolongés. Cette guerre illustre aussi les tensions entre objectifs politiques et réalités militaires.

Doctrine Dahiya

En juillet 2006, la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban pousse Gadi Eisenkot à développer la doctrine Dahiya, du nom d’un quartier de Beyrouth détruit lors du conflit. Cette doctrine repose sur une logique de dissuasion massive : détruire systématiquement les infrastructures civiles et militaires utilisées par l’adversaire pour modifier son calcul stratégique. Eisenkot y voit un moyen d’éviter l’enlisement des forces israéliennes, contrairement à ce qui s’était passé en 1982. Cependant, David Khalfa souligne qu’Eisenkot reste pragmatique : il insiste sur le fait que l’outil militaire doit servir un objectif politique, rejetant la rhétorique d’une victoire totale qui pourrait s’avérer contre-productive. Cette approche renforce sa réputation de chef militaire intransigeant.

Chef d'état-major sous Netanyahou

En février 2015, Gadi Eisenkot devient chef d’état-major des armées israéliennes, nommé directement par le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Son mandat est marqué par des tensions avec Netanyahou sur la doctrine de sécurité nationale. Eisenkot souhaite formaliser cette doctrine, une approche que Netanyahou, connu pour son style imprévisible, n’approuve pas. Un désaccord public éclate en 2016 lors de l’affaire Azaria, où un soldat israélien ayant tué un Palestinien est soutenu par une partie de la droite. Eisenkot refuse toute indulgence, affirmant que l’armée doit rester autonome face aux pressions politiques et que le soldat a commis une faute nécessitant une sanction. Ce positionnement illustre son refus de céder aux pressions idéologiques.

Ce que ça pourrait changer

En 2018, lors de manifestations palestiniennes à la frontière de Gaza, Tsahal, dirigée par Eisenkot, réprime violemment les manifestants. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, cette répression fait 195 morts palestiniens et près de 29 000 blessés. La France, par la voix d’Emmanuel Macron, condamne ces violences. Cet épisode illustre la *ligne dure* défendue par Eisenkot, qui privilégie une réponse militaire ferme pour maintenir la dissuasion. Après son départ de l’armée en 2019, Eisenkot observe une période de retrait politique de trois ans, comme l’exige la loi israélienne avant qu’un militaire puisse se lancer en politique. Son héritage reste celui d’un chef militaire rigoureux, souvent en tension avec les choix politiques de son époque.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.