NapseflowNapseflow
Généraliste

Le FMI relève sa prévision 2026 de croissance pour l’économie mondiale

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

«Cette résilience est mise à rude épreuve», avertit toutefois la cheffe économiste du FMI..

Croissance mondiale 2026

Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement relevé sa prévision de croissance pour l’économie mondiale en 2026, passant de 3,0% à 3,1%. Cette estimation reste cependant inférieure aux 3,5% attendus pour 2025, avant une accélération à 3,4% en 2027. Le FMI souligne une économie mondiale « fragmentée », tiraillée entre deux dynamiques opposées : la hausse des prix de l’énergie, alimentée par le conflit au Moyen-Orient, et le boom des investissements dans l’intelligence artificielle (IA). Le FMI, une organisation internationale créée en 1944 pour promouvoir la stabilité économique mondiale, publie régulièrement ces prévisions pour guider les gouvernements et les investisseurs. La croissance de 3,1% en 2026 signifie que l’économie mondiale devrait croître de ce pourcentage, un rythme considéré comme modéré dans un contexte post-pandémie et de tensions géopolitiques.

Économies avancées boostées

Les économies avancées, notamment en Asie, tirent la croissance mondiale grâce à leurs investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA). Aux États-Unis, la croissance est attendue à 2,3% en 2026, un chiffre stable malgré les chocs énergétiques. Taïwan et la Corée du Sud affichent des performances remarquables, avec des croissances respectives de 10,7% et 3,3%. L’IA, un domaine de l’informatique visant à créer des machines capables de réaliser des tâches nécessitant l’intelligence humaine, est devenue un moteur clé de cette dynamique. Selon le FMI, l’IA a contribué à près de la moitié de la croissance du commerce mondial entre 2023 et 2025. Cependant, cette dépendance à l’IA comporte un risque : si les bénéfices attendus ne se matérialisent pas, l’investissement pourrait ralentir, fragilisant la croissance.

Pays émergents en difficulté

Les pays émergents, en particulier ceux du Moyen-Orient et d’Asie centrale, subissent de plein fouet la flambée des prix des hydrocarbures, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient. Ces pays, souvent importateurs nets d’énergie, voient leurs marges budgétaires se réduire, car ils doivent subventionner les prix de l’énergie pour protéger leurs populations. Cette situation pèse sur leurs finances publiques déjà fragiles. Par exemple, l’Arabie saoudite devrait enregistrer une contraction de son économie de 3,3% en 2026, tandis que l’Irak, le Qatar, le Koweït et Bahreïn voient leurs PIB reculer respectivement de 16%, 16%, 16,7% et 11,3%. Le FMI souligne que ces pays pourraient rebondir rapidement une fois la guerre terminée, mais l’incertitude persiste quant à la durée du conflit et à ses conséquences économiques.

Zone euro et Allemagne en tête

La zone euro montre des signes de solidité, avec une croissance revue à la hausse à 1% pour 2026, portée notamment par l’Allemagne. Après trois années difficiles, dont deux de récession, l’économie allemande accélère fortement, avec une croissance attendue de 1,3% en 2026, soit une révision à la hausse de 0,6 point. L’Espagne suit cette tendance avec une croissance de 2,5%, en hausse de 0,4 point. Ces performances contrastent avec la situation française, qui fait figure d’exception en Europe. Le FMI explique cette divergence par l’impact des événements climatiques, comme les vagues de chaleur et les incendies de l’été 2026, ainsi que par une incertitude politique et budgétaire persistante. La récession désigne une période de déclin prolongé de l’activité économique, marquée par une baisse du produit intérieur brut (PIB) pendant au moins deux trimestres consécutifs.

France : croissance atone

La France est le seul grand pays européen à voir sa croissance révisée à la baisse par le FMI, avec une estimation de 0,4% pour 2026, soit une baisse de 0,2 point par rapport aux prévisions de juillet. Cette performance médiocre s’explique par deux facteurs principaux : les événements climatiques extrêmes de l’été 2026, qui ont perturbé l’agriculture et les infrastructures, et une incertitude politique et budgétaire persistante. En 2027, la croissance française ne devrait que légèrement s’améliorer, à 0,7%, un chiffre également revu à la baisse. Le FMI insiste sur la nécessité pour la France de stabiliser sa situation budgétaire et de clarifier ses orientations politiques pour retrouver une croissance plus robuste.

Chine et Inde : trajectoires opposées

La Chine, deuxième économie mondiale, continue de ralentir, avec une croissance attendue de 4,5% en 2026 et seulement 4% en 2027, des chiffres revus à la baisse. Ce ralentissement s’explique par une demande intérieure faible, un secteur immobilier en crise et des tensions géopolitiques persistantes. À l’inverse, l’Inde connaît une forte révision à la hausse de sa croissance, passant à 7% en 2026 (+0,6 point), grâce à une demande intérieure dynamique et à la solidité de son secteur des services. Cette divergence illustre les défis structurels auxquels la Chine est confrontée, tandis que l’Inde bénéficie d’une croissance plus équilibrée et moins dépendante des exportations. Le PIB, ou produit intérieur brut, mesure la valeur totale des biens et services produits dans un pays sur une période donnée.

Risques et alertes du FMI

Le FMI met en garde contre plusieurs risques pesant sur la croissance mondiale. D’abord, les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, pourraient raviver les pressions inflationnistes et fragiliser les budgets des pays importateurs d’énergie. Ensuite, la dépendance excessive à l’IA expose l’économie mondiale à un retournement brutal si les bénéfices attendus ne se concrétisent pas. Enfin, l’endettement public, qui atteint des niveaux records même dans les économies avancées, limite la marge de manœuvre des gouvernements pour relancer l’activité. Le FMI recommande aux États de réduire leurs dépenses et de mieux gérer leur dette pour préserver la stabilité à moyen terme. L’inflation désigne la hausse généralisée et durable des prix des biens et services, qui réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Ce que ça pourrait changer

Silvana Tenreyro, cheffe économiste du FMI, souligne que l’économie mondiale a fait preuve de résilience face aux chocs récents, mais que cette résilience est « mise à rude épreuve ». Elle appelle à la prudence, car les risques sont orientés à la baisse. Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a mis en garde contre un « réel risque de complaisance » après des années de chocs économiques qui n’ont pas plongé le monde en récession. Elle s’interroge : « Nous avons désormais une économie mondiale qui repose sur un seul pilier : celui de l’intelligence artificielle. Et si ce pilier vacillait ? ». Ces déclarations reflètent l’inquiétude du FMI face à une croissance mondiale trop dépendante de facteurs fragiles et à une accumulation de dettes publiques qui pourrait limiter les marges de manœuvre des États en cas de nouveau choc.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.