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Les Houthis lancent de nouvelles attaques contre l’Arabie saoudite

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Les appels pour mettre fin à ce conflit se multiplient..

Nouveaux raids houthis

Les combattants houthis, un groupe armé yéménite soutenu par l’Iran, ont lancé hier de nouvelles attaques contre l’Arabie saoudite. Ces raids ont ciblé deux zones distinctes : la capitale saoudienne Riyad et Khamis Mushait, une ville du sud-ouest abritant une base aérienne majeure. Selon le porte-parole de la coalition militaire saoudienne, les défenses aériennes ont intercepté et détruit deux drones et deux missiles balistiques avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs. Les Houthis ont revendiqué ces attaques, les qualifiant de « répétition à petite échelle » en vue d’une escalade future. Ce regain de violence survient après plusieurs mois de calme relatif au Yémen, où le conflit s’est réintensifié en juillet 2026.

Contexte du conflit

Le conflit au Yémen oppose deux camps principaux : les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et une partie du littoral sur la mer Rouge, et le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, exilé à Aden (sud du pays). Bien que ce dernier contrôle une superficie plus vaste, elle est moins peuplée. En septembre 2026, les Houthis ont lancé une offensive majeure, s’emparant du détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime stratégique reliant l’Europe à l’Asie via le canal de Suez. Ils ont également instauré un blocus contre la flotte saoudienne et visé des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut.

Réactions internationales

La communauté internationale a réagi avec fermeté aux attaques des Houthis. Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné ces actions dans les termes les plus sévères, appelant à une coopération accrue avec le gouvernement yéménite pour empêcher les Houthis d’acquérir des armes et du financement. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), une organisation régionale regroupant plusieurs pays arabes dont l’Arabie saoudite, a dénoncé une « menace directe à la sécurité régionale ». De son côté, le grand mufti d’Arabie saoudite a appelé les soldats à se préparer au combat et a demandé à Dieu d’éradiquer le groupe houthi. Cependant, malgré ces pressions, aucun soutien militaire concret n’a encore été annoncé par les États-Unis ou d’autres alliés.

Ce que ça pourrait changer

Face à l’intensification des combats, le chef du *conseil présidentiel yéménite*, *Rachad al-Alimi*, a lancé un appel à la « mobilisation générale » et proposé une amnistie aux Houthis qui rejoindraient le camp gouvernemental. Il a également discuté avec le président américain *Donald Trump*, mais ce dernier n’a pas promis de soutien militaire. De même, le *prince héritier d’Arabie saoudite*, *Mohammed ben Salmane*, a sollicité une intervention américaine contre les Houthis, sans obtenir de réponse positive pour l’instant. La *Turquie* et le *Pakistan*, liés à l’Arabie saoudite par un pacte de défense mutuelle, n’ont pas encore réagi militairement, bien qu’une rencontre entre leurs états-majors ait eu lieu.

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