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PSPP recommande à ses troupes de « demeurer mobilisées »

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 6 j

Le premier ministre désigné craint de voir les partis d'opposition rejeter sa « posture de collaboration »..

Nouveau gouvernement minoritaire

Le Parti québécois (PQ) a remporté les élections québécoises de 2026 avec 59 sièges sur 125, formant un gouvernement minoritaire. Cela signifie que le PQ ne détient pas la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale, ce qui l'oblige à composer avec les autres partis pour faire adopter ses lois. Le Parti libéral du Québec (PLQ) a obtenu 40 sièges, le Parti conservateur du Québec (PCQ) 19 sièges et Québec solidaire (QS) 9 sièges. La Coalition avenir Québec (CAQ), qui gouvernait auparavant, a été complètement éliminée, ne remportant aucun siège. Un gouvernement minoritaire est généralement moins stable qu'un gouvernement majoritaire, car il doit négocier chaque décision avec les autres partis. La durée moyenne de vie d'un gouvernement minoritaire au Québec est de 18 à 24 mois.

Réunion post-électorale du PQ

Le nouveau premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon (surnommé PSPP), a réuni ses 127 candidats élus et défaits à Drummondville pour une rencontre post-électorale. L'objectif était de faire un bilan de la campagne électorale, en analysant les succès et les échecs. M. St-Pierre Plamondon a insisté sur la nécessité de rester mobilisés pour une future campagne électorale, bien qu'aucune élection ne soit prévue à court terme. Il a également évoqué une posture de collaboration avec les autres partis, sans garantie que cette approche soit acceptée. Cette réunion visait aussi à expliquer le déroulement des prochaines semaines, notamment la formation du gouvernement et la transition politique.

Échec à Québec et troisième lien

Le PQ a subi un échec notable dans la région de Québec, où il n'a remporté aucun siège. Plusieurs candidats défaits, comme François Gariépy dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, ont attribué cette défaite à la position du parti sur le troisième lien entre Québec et Lévis. En fin de campagne, M. St-Pierre Plamondon avait annoncé qu'aucun troisième lien ne serait construit pendant le premier mandat du PQ, une décision qui a déçu certains électeurs. Gariépy a expliqué que cette annonce avait été perçue comme une absence de projets concrets pour la région, ce qui aurait contribué à la perte de soutien électoral. Le troisième lien est un projet d'infrastructure controversé visant à relier les deux rives du fleuve Saint-Laurent.

Ce que ça pourrait changer

La députée réélue de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a souligné l'importance de représenter la région de la Capitale-Nationale, où le PQ est absent. Elle a indiqué que le comité de transition du parti travaillait sur des solutions pour assurer une présence politique dans cette région. Cette préoccupation illustre les défis du PQ pour étendre son influence au-delà de ses bastions traditionnels. La Capitale-Nationale, qui inclut Québec, est une région stratégique sur le plan politique et démographique. Plusieurs candidats défaits, comme Alex Boissonneault (Arthabaska) et Pascal Paradis (Jean-Talon), pourraient se voir confier des rôles spéciaux en attendant la prochaine élection.

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