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Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump est attendu mardi matin à l’ONU

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 23 j

L'an dernier, le discours du président américain avait consisté en une attaque en règle des Nations unies..

Contexte ONU 2026

Le sommet annuel de l'Organisation des Nations unies (ONU) s'ouvre mardi 21 septembre 2026 à New York. Cet événement rassemble les dirigeants de 193 pays membres pour discuter des grands enjeux mondiaux. L'ONU, créée en 1945 après la Seconde Guerre mondiale, a pour mission principale de maintenir la paix et la sécurité internationales, favoriser les relations amicales entre les nations et promouvoir le développement durable. Cependant, son efficacité est régulièrement questionnée, comme le souligne le secrétaire général actuel, Antonio Guterres, qui termine son second mandat de cinq ans en décembre 2026. Guterres, un Portugais de 77 ans, a récemment déclaré qu'il n'y avait aucune amélioration nulle part dans les conflits mondiaux, évoquant notamment la guerre en Ukraine et la situation au Moyen-Orient. Il a aussi souligné son impuissance face à ces crises.

Trump face à ses contradictions

Donald Trump, président des États-Unis, doit prononcer un discours lors de ce sommet. Il arrive à l'ONU dans un contexte délicat : son pays est engagé dans une guerre contre l'Iran, lancée fin février 2026 avec Israël, qui coûte déjà 43 milliards de dollars aux États-Unis. Cette guerre perturbe l'approvisionnement en pétrole et en gaz, avec des répercussions mondiales sur l'économie. Paradoxalement, Trump, qui critique souvent l'ONU pour son immobilisme, doit s'y exprimer alors que son propre bilan en matière de résolution de conflits est contesté. L'an dernier, il avait déjà attaqué l'organisation lors de son discours, l'accusant de ne pas avoir su mettre fin à des guerres comme celle en Ukraine ou au conflit israélo-palestinien. Pourtant, il se présente comme un faiseur de paix, citant notamment un accord récent avec le Danemark sur le Groenland, un territoire autonome danois. Cet accord, signé le 21 septembre 2026 à 10h30, met fin à une crise diplomatique entre les deux pays.

Guerre Iran-Israël enjeu majeur

La guerre entre les États-Unis (allié d'Israël) et l'Iran, déclenchée fin février 2026, est l'un des conflits les plus préoccupants en 2026. Cette guerre a déjà coûté 43 milliards de dollars aux États-Unis et menace la stabilité de l'approvisionnement en énergie mondiale, car l'Iran est un acteur clé dans la production de pétrole et de gaz. Les tensions entre les deux pays s'aggravent, avec des risques d'escalade régionale. À l'intérieur des États-Unis, cette guerre contribue à une hausse du coût de la vie, alimentant l'impopularité croissante de Trump à l'approche des élections de mi-mandat. Ces élections, prévues en novembre 2026, sont cruciales pour le président américain, qui fait face à une opposition grandissante. Trump doit également aborder ce conflit lors de son discours à l'ONU, alors que la situation reste très volatile.

Rencontres diplomatiques clés

Lors de ce sommet, Donald Trump doit rencontrer plusieurs dirigeants pour des discussions bilatérales. Il s'entretiendra avec Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, alors que la guerre entre l'Ukraine et la Russie s'intensifie depuis plusieurs mois. Trump a récemment qualifié cette guerre de ridicule et sans fin, appelant à son arrêt. Il doit aussi s'entretenir avec Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela, un pays sous forte pression américaine depuis la capture de l'ancien président Nicolas Maduro en janvier 2026. Enfin, Trump participera à une cérémonie officielle pour signer un accord avec le Danemark concernant le Groenland, un territoire autonome danois. Cet accord met fin à une crise diplomatique entre les deux pays, déclenchée par les menaces de Trump de rattacher le Groenland aux États-Unis en 2019.

Autres enjeux du sommet

Le sommet de l'ONU aborde aussi d'autres sujets majeurs. Antonio Guterres, secrétaire général sortant, doit s'exprimer sur l'intelligence artificielle (IA), après avoir appelé à une coordination mondiale pour encadrer cette technologie. De son côté, Luiz Inacio Lula da Silva, président brésilien, profitera de son discours pour demander à Trump de ne pas s'immiscer dans les élections brésiliennes d'octobre 2026. Ces élections opposent Lula, candidat de gauche, à Flavio Bolsonaro, candidat de droite et allié de Trump. Les sondages prédisent un second tour serré. Enfin, Emmanuel Macron, président français, prendra la parole pour défendre le multilatéralisme, une approche qui prône la coopération internationale pour résoudre les crises mondiales. Macron effectuera son dernier discours en tant que président, son mandat s'achevant en 2027.

Ce que ça pourrait changer

L'ONU fait face en 2026 à une *crise de confiance* de plus en plus marquée. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient persistent sans solution, malgré les efforts de l'organisation. Antonio Guterres a reconnu publiquement son impuissance, déclarant qu'il n'avait *aucun pouvoir* pour résoudre ces crises. Cette situation contraste avec les attentes des États membres, qui comptent sur l'ONU pour jouer un rôle central dans la diplomatie mondiale. Le sommet de 2026 est donc marqué par un paradoxe : alors que les dirigeants se réunissent pour discuter de paix et de coopération, les conflits s'aggravent et l'ONU semble incapable d'agir efficacement. Cette crise de confiance pourrait affaiblir davantage le rôle de l'organisation dans les années à venir.

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